Hier, lundi, et au-lendemain d’une soirée festive du 50e anniversaire de la création de Sonelgaz, son nouveau P-DG a procédé hier à l’inauguration de la première agence commerciale de distribution d’électricité et de gaz fonctionnant à l’énergie solaire. Chaher Boulekhras s’est rendu à cet effet dans la commune Belouizdad à Alger où se trouve cette agence et d’où il a déclaré «que ce modèle d’agence intelligente sera généralisé sur tout le territoire national pour l’économie de l’énergie électrique à même de la substituer par l’énergie propre, ajoutant que ces agences seront dotées de techniques modernes en matière d’informatique en vue d’améliorer les conditions d’accueil et de travail». Sur le dossier des investissements de la Holding, M. Boulekhras a affirmé sur place que l’endettement extérieur se fera sous forme «de contrat» et permettra au Groupe de concrétiser ses plans de développement sans avoir à accorder «des garanties».
Le P-DG de Sonelgaz a indiqué que ce mode d’endettement qui se fera sous forme de «contrat» était en cours d’examen au niveau de la Sonelgaz, relevant que le Groupe n’écarte pas l’éventualité d’y recourir, d’autant que ce mode ne requiert pas d’accorder des garanties et permettra au groupe de concrétiser ses plans de développement. Il a précisé le groupe s’acquittera de ses dettes en fonction de ses transactions commerciales sans aucun problème», rappelant que de grandes entreprises de par le monde recourent à ce mode de financement pour soutenir leurs investissements. «Sonelgaz a besoin d’investissement sur tous les plans pour améliorer la qualité du service et développer ses plans et ses projets», a-t-il dit.
Sur les raisons qui ont conduit Sonelgaz à envisager le financement international, M. Boulakhras a expliqué que «la place financière locale ne répond plus aux besoins du groupe, vu son niveau de dépenses, aussi bien sur l’exploitation que sur le développement». «Le recours à l’endettement extérieur devient une nécessité. Sur le plan économique, nous traversons une période difficile depuis quelques années. Nous avons besoin de financement pour assurer nos plans de développement», a-t-il souligné
Selon lui, Sonelgaz a besoin de «fonds pour entamer les projets nécessaires pour pouvoir satisfaire la demande future et s’inscrire dans une dynamique d’anticipation, pour ne pas vivre la même situation qu’on a vécu il y a dix ans». Toutefois, l’endettement extérieur ne serait qu’ «une formule complémentaire» à côté des fonds propres du groupe, le financement local y compris du Fonds national d’investissement (FNI), ainsi que la contribution financière de l’Etat.
Dans ce sens, il a fait savoir que le Gouvernement examine les moyens de subventionner le groupe Sonelgaz afin de lui permettre de «retrouver au moins son équilibre financier et contribuer à ses programmes de développement».