Lundi prochain, le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, prendra part, à Vienne, en Autriche, à la réunion ministérielle ordinaire de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). M. Arkab, également vice-président de l’Organisation, participera aussi, mardi 2 juillet, à la 6e réunion ministérielle OPEP-non-OPEP ou ce qui est communément appelé Opep+ ou Opep élargie.
Ces réunions devront «examiner l’état de l’évolution du marché pétrolier et ses perspectives» et «prendre les décisions à même d’assurer la stabilité des marchés conformément aux engagements de la déclaration de coopération signée entre ces pays», a expliqué une source du ministère algérien de l’Energie. Elles seront précédées par celle du Comité de suivi ministériel conjoint Opep-non Opep (JMMC), créé en 2016. Co-présidé par l’Arabie saoudite et la Russie, le JMMC est composé également de l’Algérie, des Emirats arabes unis (EAU), de l’Irak, du Kazakhstan, du Koweït, du Nigeria et du Venezuela. Avant la rencontre de l’Opep+, les prix du pétrole se stabilisaient, hier vendredi, en cours d’échanges européens. Le baril de Brent valait 66,51 dollars à Londres, en baisse de 4 cents par rapport à la clôture de jeudi. A New York, le baril américain du Texas Light Sweet, cédait durant la même journée 3 cents à 59,40 dollars après avoir bondi mercredi à la suite d’une baisse marquée des stocks américains. Les observateurs du marché s’attendent, cependant, à de nouvelles évolutions, non seulement à rapport au rendez-vous autrichien de lundi prochain, mais également par rapport au sommet du G20, dont les travaux ont été ouverts hier à Osaka, au Japon.
Il s’agira de suivre, notamment, les entretiens qui auront lieu entre le président russe Vladimir Poutine et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. La Russie et l’Arabie saoudite, qui produisent à eux deux près d’un cinquième de l’offre mondiale, sont de loin les membres les plus importants de l’Opep+, qui se réunira lundi pour décider de renouveler ou non son accord de limitation des extractions. Les deux dirigeants pourraient donc se mettre d’accord sur la proposition qui sera défendue par leurs ministres de l’Energie lors de la réunion.
Pour les analystes, il faut également garder un œil sur l’Iran, membre de l’Opep, dont les exportations sont fortement affectées par des sanctions américaines. Alors que la tension dans le Golfe est grande entre l’Iran, l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, «toute augmentation de la production d’un autre pays (pour compenser la baisse des exportations iraniennes) risquerait de faire empirer la situation», estiment-ils, ce qui les pousse à miser sur un renouvellement de l’accord.<