Le Conseil des ministres de l’Organisation Africaine des Pays Producteurs de Pétrole (APPO) a appelé lors de la clôture de sa 41e session ordinaire, à la réalisation de gazoducs transfrontaliers et d’infrastructures énergétiques entre les pays africains, a indiqué un communiqué du ministère de l’Energie. Lors des travaux de cette session, tenue par visioconférence, sous la présidence du ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab, en sa qualité de président en exercice de l’APPO, le Conseil des ministres de l’organisation a souligné la nécessité de réaliser des infrastructures énergétiques entre les pays africains, comme des gazoducs transfrontaliers, des entrepôts de produits pétroliers et des ports pétroliers, précise la même source. Il a été décidé lors de cette réunion de poursuivre l’exploitation des ressources pétrolières et gazières gigantesques des pays membres de l’APPO pour réaliser l’autosuffisance économique de leurs peuples, tout en prospectant les opportunités d’exploitation des énergies renouvelables», ajoute la même source. Les participants à cette rencontre ont également évoqué les perspectives de l’industrie pétrolière et gazière en Afrique, à la lumière des efforts internationaux visant à parvenir à la transition énergétique. Les ministres ont exprimé leur soutien à tout effort visant à cerner les risques du changement climatique. Ils ont souligné qu’à l’heure actuelle, les économies africaines sont prêtes à se lancer dans l’industrialisation, ce qui nécessite beaucoup d’énergie. Les participants ont par ailleurs identifié les défis imminents auxquels l’industrie pétrolière et gazière en Afrique sera confrontée en raison du manque de financement et d’investissements, en particulier de la part des pays développés. Ils ont également convenu de l’impératif pour l’Afrique de réviser sa stratégie, de s’adapter à la situation et aux mutations et d’œuvrer à augmenter ses ressources financières pour continuer à financer l’industrie pétrolière et gazière. Le Conseil des ministres a réitéré, en outre, son engagement à protéger l’environnement, insistant sur l’impératif de recourir aux technologies permettant l’utilisation des carburants fossiles à carbone réduit et d’obtenir l’appui technique et financer des pays avancés en vue de relever les défis de la mutation énergétique en Afrique. Le ministre des Ressources minérales, du Pétrole et du Gaz en Angola, Diamantino Pedro Azevedo, a été élu, à l’unanimité, en tant que président de la prochaine session de 2022, et le ministre de l’Eau et des Mines au Bénin, Samou Seïdou Adambi en tant que vice président. Ont participé à cette session, des ministres et des chefs de délégations de pays membres de l’organisation, à savoir l’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Angola, le Bénin, le Cameroun, le Congo et la République Démocratique du Congo, l’Egypte, le Gabon, la Guinée équatoriale, la Libye, le Niger, le Nigeria et le Tchad. Ont également assisté, la ministre sénégalaise du Pétrole et de l’Energie, Sophie Gladima, le vice ministre ghanéen de l’Energie, Mohammed Amin Adam, le directeur exécutif de la Commission africaine de l’énergie (AFREC) de l’UA, Rashid Ali Abdallah, le directeur exécutif de la Chambre africaine de l’Energie, NJ Ayuk et les représentants de certaines organisations internationales sur l’Energie. n