A Hassi Messaoud, le Premier ministre a déclaré à l’occasion de la journée anniversaire du 24 février 1971 que «l’Algérie a choisi de s’orienter définitivement vers le développement des énergies renouvelables». Sujet prédominant dans l’actualité du secteur de l’énergie, l’indispensable transition énergétique a été mise en avant, hier, par le Premier ministre Abdelmadjid Djerad. Saisissant l’occasion du cinquantenaire de la nationalisation des hydrocarbures, M. Djerad a réitéré l’engagement du gouvernement à «jeter les bases de la transition énergétique adaptée à ses spécificités nationales, en recourant à toutes les capacités lui permettant de concrétiser sur terrain les objectifs tracés sans pour autant négliger les mécanismes d’évaluation précise et de suivi permanent».
En effet, «cinquante ans après la nationalisation des hydrocarbures, l’Algérie a choisi de s’orienter définitivement vers le
développement des énergies renouvelables, à travers l’adoption d’une base industrielle adéquate, d’autant qu’elle dispose de toutes les ressources naturelles et des moyens matériels et humains l’habilitant à devenir un leader en matière d’énergies, solaire et éolienne, durant les prochaines années», a-t-il expliqué.
Insistant sur cette démarche incontournable, le chef de l’Exécutif a souligné que «l’Algérie, à l’instar de plusieurs pays du monde, a fait de la politique énergétique une priorité majeure». D’où l’importance de la transition énergétique en tant que facteur clé sous-tendant l’ensemble de ses politiques de développement, conformément au triptyque du renouveau économique, basé sur la sécurité alimentaire et sanitaire, la transition énergétique et l’économie numérique», a-t-il soutenu.
Comprendre que la politique économique du pays s’inscrit dans le cadre «des réformes économiques structurelles initiées, conformément au programme du président de la République, du plan d’action du Gouvernement et du programme de renouveau économique, élaboré en concertation avec les opérateurs économiques et les partenaires sociaux, lors de la Conférence nationale sur le Plan de relance économique organisée en août 2020», selon les explications de l’intervenant.
Le Premier ministre est également revenu sur les avancées réalisées en matière de promotion et de développement de l’utilisation du gaz de pétrole liquéfié (GPLc). Il a cité le cas du parc automobile des administrations et établissements publics dont le taux de conversion a atteint 34% en 2020. Ceci témoigne de la «détermination» de l’Algérie à «élargir l’utilisation du GPLc», a-t-il fait remarquer, ajoutant que le pays «avance à un rythme accéléré vers la réalisation de l’autosuffisance en carburant, en témoigne le non-recours à son importation depuis juillet 2020».
Dans le même chapitre, M. DJerad rappellera la mise en service de la raffinerie de Sidi R’zine qui a augmenté sa capacité de production à 3,7 millions tonnes/an, «en dépit des difficultés induites par la pandémie de la Covid-19», a-t-il noté. Il a également mis en avant la rationalisation par la Sonatrach et la Sonelgaz de leurs budgets relatifs à l’investissement et à l’exploitation à raison de 7,5 mds USD.
Des actions qu’il inscrit, bien sûr, au compte de son gouvernement qui vient de boucler sa première année d’exercice et dont le remaniement opéré a créé la grande surprise en sacrifiant le ministre de l’Energie Abdelmadjid Attar. Pourtant, c’est clairement à ce dernier que le Premier ministre a rendu hommage hier lorsqu’il s’est félicité de «la contribution de l’Algérie, en sa qualité de présidente de l’Opep en 2020, à la coordination des efforts dans l’objectif de parvenir à un accord historique sur la réduction de la production de 9,7 millions/jour».