Les crises se poursuivent et ne s’arrêtent plus. L’une d’elles est en train de prendre une proportion mondiale, celle concernant l’énergie. Elle concerne notamment le gaz, dont la pénurie constatée sur les marchés mondiaux soulève beaucoup d’inquiétudes des pays dont l’économie en dépend. C’est surtout l’approche de l’hiver qui suscite tant d’appréhensions, essentiellement en Europe. Devant cette situation alarmante pour eux, le choix a déjà été fait, celui de remplacer le gaz par le pétrole.
C’est dans ces circonstances que l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), et ses partenaires (en premier lieu la Russie), se retrouvent, encore une fois, au centre des intérêts internationaux. La réunion ministérielle en visioconférence, prévue aujourd’hui, lundi 04 octobre, sera très suivie. Il est attendu de l’organisation de produire plus pour répondre à la demande de plus en plus importante.
Selon les analystes, la pression des pays consommateurs sur les membres de l’Opep+ (membres et partenaires) devrait donner des résultats concrets. Les 400 000 barils par jour programmés depuis juillet dernier vont sans aucun doute être dépassés. Reste à savoir de combien ? De 200 000, 400 000 ? Tout le monde le saura ce lundi (sauf surprise).
Cette nouvelle donne va-t-elle permettre à l’organisation de retrouver sa puissance d’antan ? C’est loin, très loin d’être évident. Même si cette crise énergétique, qui n’est qu’à ses « premiers pas », est comparée à celle des années 70, quand l’Opep dictait sa loi, les faits sont loin d’être semblables.
A l’époque, la hausse des prix déclenchée par l’organisation était le résultat de facteurs géopolitiques. Actuellement, les paramètres sont bien différents. Ils sont essentiellement économiques, avec le rebond post-Covid-19, sans oublier le paramètre climatique. Les effets de la sécheresse et de l’ouragan Ida, qui a frappé les Etats-Unis il y a un mois, sont venus chambouler toutes les prévisions.
Les aléas du temps et de l’espace donnent ainsi une chance à l’Organisation de rebondir. Avec la recomposition mondiale imposée par la pandémie, et qui n’est encore qu’à ses premiers balbutiements, le positionnement de chaque pays et de chaque groupe d’intérêt est primordial pour le futur, proche et lointain. Ce qui est archi-sûr, c’est que cet hiver sera, énergétiquement, bien rigoureux.