L’année prochaine sera bien différente de celle d’avant. C’est l’une des premières conclusions à établir suite à l’avant-projet de la loi des finances 2022, dont la presse a donné, hier, les grands contours. Les changements attendus vont devoir toucher tout le monde.
D’abord, l’annonce qui est présentée comme la première bonne nouvelle de cet avant-projet de la LF 22, celle concernant les détails -qui étaient attendus depuis plusieurs jours- de la baisse de l’IRG (impôt sur le revenu global). Ainsi, de nombreux salariés vont constater une augmentation de leur rémunération, entre 2 500 et 3 000 DA pour les salaires imposables de moins de 10 000 DA.
Cela devrait aider (plus ou moins) le pouvoir d’achat des Algériens concernés. Néanmoins, et sur ce point, il faut éviter d’avance d’être affirmatif. C’est, qu’en parallèle à cette baisse de l’IRG, l’avant-projet annonce des changements concernant les subventions. Ce ne sera plus comme avant ! Il est préconisé une politique des prix «réels » et de compensation. De produits subventionnés ne le seront plus, et en parallèle, il y aura un transfert (d’argent) direct au profit des ménages éligibles.
Des informations qui posent plus de questions qu’elles ne donnent de réponses. Qui seront les ménages qui percevront la «compensation » ? Comment se fera le choix ? L’autre question primordiale concerne les produits qui ne seront plus subventionnés. Lesquels ?
L’avant-projet de la LF 22 est venu confirmer l’amnistie (sans le préciser ouvertement) accordée aux «acteurs » de l’informel. Les portes leur seront ouvertes jusqu’au 31 décembre 2022, mais au-delà, les règles fiscales leur seront imposées. Serait-ce suffisant pour capter les 90 milliards de dollars que représente le secteur de l’informel en Algérie ?
Des questions qui ne tarderont pas à avoir des réponses. Toutefois, il y a au moins un point sur lequel il est facile d’être affirmatif, le déficit budgétaire augmentera, également, l’année prochaine. Une hausse de 1 000 milliards de dinars est prévue.
Au fait, c’est pour quand la remise en cause du train de vie de l’Etat ?