PAR MILINA KOUACI
Le ministère de l’Education a pris ses dispositions pour assurer un bon déroulement des examens de fin d’année. En prévision de l’encadrement des examens officiels, certaines directions de l’Education ont fait appel aux enseignants contractuels ainsi qu’aux enseignants du cycle primaire.
Les examens du Brevet d’enseignement moyen (BEM) et du baccalauréat auront lieu dans quelques semaines. En prévision de l’encadrement de ces deux épreuves nationales, le ministère de l’Education a fait appel aux enseignants contractuels pour l’encadrement des épreuves de fin d’année, session 2022.
Cependant, nombre d’entre eux ont exprimé leur volonté de boycotter la surveillance des examens pour faire valoir leur principale revendication qui est l’intégration directe dans les postes vacants, sans passer par un concours de recrutement. Mais la tutelle semble catégorique. Elle est allée, selon cette corporation, jusqu’à menacer de «rupture de contrat» les enseignants qui ne répondent pas à la convocation.
La tutelle a décidé, également, cette année, de faire appel aux enseignants du cycle primaire qui seront mis sur des listes de réserves. D’habitude, les enseignants du primaire ne sont pas sollicités pour assurer la surveillance. Cette année, la tutelle mettra des enseignants sur des listes de réserves dans chaque centre d’examens pour éviter tout imprévu. Toutefois, le recours aux enseignants du primaire qui seront sur les listes de réserves devra répondre à l’obligation de proximité entre l’école de l’enseignant et le centre de surveillance.
Dans le même contexte, des syndicats du secteur de l’Education ont annoncé leur intention de ne pas boycotter les examens de fin d’année. D’ailleurs, le Cnapeste, qui a boycotté la remise des notes sur la plateforme numérique du secteur et aux administrations des écoles, a décidé de remettre les notes des deux premiers trimestres aux administrations des écoles. Mais des voix s’élèvent parmi les directeurs des écoles primaire et moyen pour les dispenser de l’encadrement de l’examen du bac.
Le Conseil national autonome des directeurs des écoles du cycle moyen (Cnadem) a souhaité, au début de l’année, se contenter de l’encadrement du BEM. Quelques bureaux locaux du syndicat ont annoncé leur décision de boycotter l’encadrement de l’examen officiel du baccalauréat ainsi que les activités administratives. D’autres sections locales avaient annoncé leur refus d’encadrer les examens du baccalauréat et fait savoir qu’ils n’assureront que l’encadrement de ceux de fin de cycle moyen, tandis que d’autres directeurs ont demandé que l’encadrement du baccalauréat soit «optionnel». Une revendication que la tutelle a refusée à son partenaire social, car le nombre de centres d’examen du bac dépasse celui des directeurs des lycées. Par conséquent, la tutelle est contrainte de les solliciter pour assurer cette tâche.
S’agissant des directeurs des écoles primaires, certains ont demandé de les dispenser de l’encadrement des examens du BEM et ceux du bac, sachant que la tutelle a annulé, à partir de cette année, l’examen de 5e AP et l’a remplacé par un examen à caractère national.
Il est à noter que pour la session 2022, ils seront 700 000 candidats au baccalauréat, répartis sur plus de 2 500 centres d’examen au niveau national, alors que le nombre de candidats au BEM est près de 740 000, répartis sur plus de 2 800 centres. S’agissant du nombre de candidats libres, il est de plus de 13 000 pour le baccalauréat, tandis que pour le BEM, il est de 276 000.