PAR MILINA KOUACI
Les inscriptions aux examens du Brevet d’enseignement moyen (BEM) et du Baccalauréat 2023 pour les établissements d’enseignement privés et publics débutent aujourd’hui. Elles s’étaleront jusqu’au 15 décembre pour les candidats scolarisés et libres. L’occasion pour les directeurs de l’enseignement secondaire de soulever la question liée à la revalorisation de la prime d’encadrement des examens de fin d’année.
Le Syndicat national autonome des directeurs des lycées (Conseil national autonome des directeurs des lycées) se réunira les 25 et 26 décembre prochain en session ordinaire pour se pencher sur les questions d’actualité du secteur et les revendications des directeurs de l’enseignement secondaire.
En fait, les revendications tournent autour de six points. L’une des principales doléances est liée aux promesses de la tutelle quant à la revalorisation de la prime d’encadrement du bac. «Nous dénonçons avec énergie la non concrétisation par la tutelle de ses engagements liés à la révision des indemnités d’encadrement de l’examen du baccalauréat», écrit le syndicat dans un communiqué rendu public.
Les directeurs des lycées où se déroulent les examens du bac ont une fonction de chef de centre. Ils touchent 6 000 dinars pour toute la session de cinq jours. Cette organisation syndicale met l’accent sur la «nécessité et l’obligation» de revaloriser l’indemnité de l’encadrement du bac à la hauteur de l’importance de cet examen et des responsabilités qu’assume le directeur d’un lycée. Le syndicat insiste également sur la nécessité de revaloriser toutes les primes liées au poste de directeur de lycée et d’ouvrir le dossier des indemnités de manière à contribuer à améliorer le pouvoir d’achat.
Le CNADL évoque, par ailleurs, l’amendement du statut particulier des travailleurs du secteur de l’Education et des propositions des directeurs des lycées. Ces derniers dénoncent «l’atermoiement» du ministère pour dévoiler le nouveau projet de statut particulier et exigent de soumettre une copie dudit projet aux syndicats dans les meilleurs délais. « Le ministère se mure dans le silence au sujet du dossier du statut particulier dont les détails ne sont pas communiqués. Cela pourrait générer des problématiques et plus de fardeaux pour les directeurs des lycées notamment si les propositions du syndicat ne sont pas prises en considération».
Le CNADL demande également de résoudre le problème des logements d’astreinte et la nécessité de prendre en charge les directeurs mis à la retraite et ne disposant pas de logement. Il appelle par ailleurs la tutelle à prendre en charge toutes les préoccupations soulevées et d’envoyer des commissions d’enquête aux wilayas dont les problématiques persistent. La conjoncture sociale, estime le CNADL, s’est négativement répercutée sur le rendement des directeurs des lycées. <