Les forces du Pacte de l’Alternative démocratique (PAD), qui regroupe les partis politique (FFS-RCD-PST-PT-MDS-UCP et LADDH) annonce le lancement de « larges consultations » afin de faire converger tous les acteurs opposés au « fait accompli des tenants du pouvoir ».
C’est ce qu’a indiqué un communiqué de cette Alliance des partis du courant démocratique opposée depuis sa création à la feuille de route de sortie de crise mise en place par le pouvoir politique.
Le communiqué, rendu public à l’occasion de l’an I du mouvement populaire, note que « les forces du PAD comptent engager dès maintenant les consultations les plus larges avec toutes les organisations et personnalités qui rejettent le fait accompli des tenants du pouvoir », expliquant que « l’objectif est l’aboutissement pacifique des revendications démocratiques, économiques et sociales ».
Les forces du PAD affichent ainsi l’ambition « d’aider au regroupement de partis, d’organisations, de syndicats, de collectifs et de personnalités publiques dans une conférence nationale indépendante pour créer le rapport de force politique et populaire indispensable à l’aboutissement démocratique de la révolution».
Elles annoncent, dans ce sens, œuvrer « pour la reconquête par le peuple de sa souveraineté à travers une transition démocratique et un processus constituant souverain ».
« Il appartient à toutes les forces soucieuses de l’avenir du pays d’œuvrer à la convergence de la vision et de l’action pour hâter la concrétisation des exigences démocratiques qui -cela va de soi- sont incompatibles avec le maintien du régime en place », estime le PAD, qui dit s’associer « aux appels qui prônent à faire des dates du 21 et du 22 février 2020, un moment fort de la mobilisation populaire pour disqualifier l’agenda de la régénération du système et jeter les bases d’une nouvelle république ». Pour le PAD, dont la composante est favorable à une période de transition et à un processus constituant, il s’agit de jeter les jalons d’une République où c’est au peuple de choisir «librement la forme et la nature des institutions dont il se dote pour satisfaire ses revendications».
S’agissant de l’an I du Hirak, le PAD estime que la mobilisation lors du dernier vendredi consacre « la rupture entre une société en quête de droits et liberté et un pouvoir de fait qui s’obstine à reconduire un système révolu ».
Le PAD a dénoncé, dans le même document, « la répression, le quadrillage policier des villes, en particulier Alger, la fermeture politique et médiatique, l’instrumentalisation de la justice, les emprisonnements pour opinions, les condamnations arbitraires et la politique de division du peuple n’ont été d’aucun secours à un pouvoir isolé plus que jamais au plan interne ».
Le pôle des démocrates a ajouté, dans son réquisitoire contre le pouvoir en place, que des « décennies de gabegie, de politique de dislocation du tissu social, incluant la caporalisation et les tentatives de destruction des organisations politiques et citoyennes par la police politique et autres lynchages médiatiques de tous ceux qui refusent l’allégeance, n’ont en rien entamé leur patriotisme et leur aspiration à vivre ensemble dans une Algérie unie dans sa diversité et réconciliée avec son histoire ».
Le PAD a souligné que « la persévérance de la mobilisation populaire a conduit à la libération d’une partie des détenus d’opinion et politiques, victimes de procédés visant à remettre en cause le multipartisme et à criminaliser l’engagement politique ». Il réitère ainsi « l’exigence de libération immédiate de l’ensemble des détenus politiques et d’opinion avec leur totale réhabilitation ainsi que la levée inconditionnelle des entraves aux droits et libertés », relevant que les forces du PAD « se sont constituées autour des valeurs et principes de liberté, d’égalité, de démocratie et de justice sociale ».<