La nouvelle de l’assassinat d’un policier, aux environs de 16h30 jeudi dernier, a vite fait le tour de la ville et laissé, dès confirmation de la  tragédie, un goût d’amertume et un profond sentiment de tristesse, aussi bien dans le corps de la Sûreté nationale de Constantine que chez les Constantinois. Tout a commencé dans un bus. Un énergumène n’a pas cessé d’importuner et de menacer, à l’aide d’un couteau, les passagers qui se terraient chacun dans son coin, espérant échapper au fou furieux à la prochaine station. A bord du tacot, comme pratiquement tous les bus de Constantine, se trouvait un brigadier de la Sûreté nationale de la wilaya de Constantine. Il était en route vers le commissariat central pour la permanence de nuit. Craignant pour la vie des passagers, il n’interviendra pas tant que le forcené se limitait à des menaces, sans agression. Discrètement, il fera appel à ses collègues qui se trouvaient au niveau de la gare routière de l’Est, prochain arrêt du minibus.
Aussitôt arrivé sur place, le sinistre individu redoubla de férocité envers les passagers qui quittaient le véhicule. C’est à ce moment que le brigadier se jeta sur le voyou pour le ceinturer, en attendant ses collègues qui arrivaient et qu’il reçut un coup de couteau en pleine poitrine, «à la gauche de la poitrine», comme le certifiera plus tard un médecin des urgences chirurgicales du CHU de Constantine.
Le courageux policier fut évacué immédiatement sur lesdites urgences, mais son cas, dès son admission et malgré des soins intensifs prodigués et l’opération chirurgicale subie, a été jugé « préoccupant ». Le brigadier décédera quelques minutes plus tard des suites de sa blessure.
Le voyou, une fois son forfait accompli, a tenté de s’enfuir, mais sera très vite appréhendé et conduit pour présentation pour le méfait horrible qu’il a accompli. L’individu est âgé de 29 ans et était sous le coup de recherches pour de nombreux méfaits accomplis avant cette funeste journée.
La victime, le brigadier Kalour Abdelhakim était âgé de 39 ans et résidait à la commune de Didouche-Mourad,
20 km du chef-lieu de wilaya, qu’il avait quitté quelques minutes auparavant pour aller faire sa permanence de nuit. Il laisse une veuve éplorée et deux enfants en bas âge.<