La Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC) a fait savoir, hier, que son président Mohamed Sami Agli a effectué une visite de terrain, entre les 16 et 18 mars, dans les wilayas de Tlemcen et d’Oran. L’objectif du responsable, accompagné pour l’occasion «par une délégation du Conseil d’administration de la CAPC et des membres du bureau national de Jil’CAPC, serait de «débattre des contraintes que rencontrent les opérateurs économiques» mais aussi de «s’enquérir de leurs préoccupations» et de «recueillir leurs propositions pour insuffler une dynamique socioéconomique territoriale», fait savoir le communiqué de la structure. La CAPC, nouvelle dénomination de l’ancien Forum des chefs d’entreprise (FCE), ajoute que ces visites de terrain devront «permettre, in fine, un accompagnement efficace à nos adhérents et appuyer les contributions et propositions de la CAPC».
Le président de la CAPC, qui se déclare par ailleurs «convaincu» que la promotion et le développement des territoires sont une condition pour la réussite «du plan de relance économique que le pays met progressivement en œuvre». Mohamed Sami Agli appelle en ce sens les entreprises à se mobiliser pour «faire face à la conjoncture économique difficile» et «constituer une force économique nationale, porteuse de croissance et de développement». Les acteurs de terrain auraient, quant à eux, selon la CAPC, plaidé pour «l’encouragement de l’investissement local» et «pour la libération de l’entreprise des contraintes liées à la bureaucratie, au financement et au foncier». Les mêmes opérateurs économiques demandent par ailleurs à l’Etat «de mettre en œuvre les mesures de soutien décidées par les pouvoirs publics», notamment face aux conséquences de la crise de la Covid-19.
Visite de terrain qui a par ailleurs été marquée par une rencontre avec des recteurs d’université, pour «échanger sur la question fondamentale relative au rôle des compétences et de l’innovation dans le processus de diversification de l’économie et comment transformer le capital humain en un avantage compétitif pour l’entreprise». Une convention cadre a, en ce sens, été conclue entre la CAPC et l’université d’Oran Mohamed-Ben Ahmed, représentées respectivement par le président du bureau d’Oran, Fouad Salah, et le recteur Pr. Smaïn Balaska. L’objet de ce nouvel accord étant de permettre la prise en charge des étudiants de l’université d’Oran 2 dans le cadre des activités pédagogiques (stages ou parrainage), en plus de la «concertation pour l’élaboration de programmes de formation et recherches représentant un intérêt commun pour l’université et l’entreprise, de l’organisation de rencontres et colloques à caractère pédagogique et scientifique».
Quant président de Jil’CAPC, Chams-Eddine Bezzitouni, qui accompagne la visite de terrain, il fait savoir que la structure qu’il dirige «œuvre à soustraire la jeunesse au prisme de la mise sous-tutelle pour la considérer comme un vecteur d’accélération économique tout en l’éclairant sur les enjeux stratégiques pour une efficacité collective». Le président de Jil’CAPC appelle à mettre en avant la nouvelle approche qui prône l’organisation de l’entreprenariat jeune. Un entreprenariat porté par «l’innovation, l’entreprenariat rapide, la valorisation des capacités entrepreneuriales de la jeunesse algérienne et l’optimisation de leurs connaissances et compétences», ajoute le communiqué de la CAPC.R. N.