Dans l’air depuis plusieurs semaines, la colère des agents de la Protection civile a fini par investir la rue à travers plusieurs rassemblements dans diverses wilayas. Pour faire valoir des revendications socioprofessionnelles, notamment la valorisation de leurs salaires, les fonctionnaires de la Protection civile sont sortis dans la rue en tenant des sit-in devant les directions locales. A l’ordre du jour de cette action figure également l’exigence de rétablir la trentaine d’agents expulsés des rangs de la Protection civile.
Les contestataires ont énuméré, lors de cette action de contestation, plusieurs points relatifs à leurs revendications. Il s’agit notamment de la suppression de l’Impôt sur le revenu global (IRG), le paiement des heures supplémentaires, la révision à la hausse du salaire minimum, l’amendement du statut particulier de la Protection civile. Les manifestants ont mis également en avant la revendication portant sur le versement de la dernière tranche de la prime Covid-19. Autre doléance des travailleurs mais qui ne dépend pas de la Direction générale, celle qui renvoie à l’inscription de la Protection civile sur la liste des métiers pénibles éligibles à la retraite anticipée et celle sans conditions d’âge. Il s’agit de « donner la possibilité aux agents de la Protection civile de partir en retraite après 32 ans de service et bénéficier de la retraite anticipée après 25 ans de service ». Ces derniers réclament, en outre, l’augmentation de 40% de la prime de rendement et le versement de cette dernière tous les trois mois. Mais en plus de ces revendications d’ordre socio-professionnel, il a été question aussi, à l’occasion de cette contestation, d’exiger la réintégration de 36 agents de la Protection civile licenciés « de manière abusive », selon les voix des manifestants. Des pancartes réclamant l’intégration des agents expulsés ont été exhibées par les manifestants lors des rassemblements observés.
En définitive, et en attendant que la direction de cette institution donne sa version et apporte les éclaircissements nécessaires, la protestation des agents de la Protection civile signe un autre conflit syndical qui s’ajoute à ceux déjà connus particulièrement dans le secteur de l’Education et de la Santé et, depuis quelques mois, dans le secteur du commerce avec les débrayages cycliques des agents de contrôle.