Jeudi dernier, à l’issue d’une réunion avec le Premier ministre Abdelaziz Djerad, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a décrété de nouvelles mesures anti-Covid-19 dont le reconfinement partiel dans les régions où les chiffres des cas de contamination ont connu une hausse comme Alger, Oran, Biskra, Sétif et Ouargla. Le chef de l’Etat a, par ailleurs, annoncé des mesures de soutien en faveur du personnel soignant en première ligne dans la lutte contre l’épidémie. Il a, en effet, décidé d’instituer « une assurance spéciale, à la charge de l’Etat, en faveur de tous les médecins et autres personnels de la Santé publique, directement concernés par la lutte contre la pandémie ».
Pour rappel, le chef de l’Etat a signé, fin mars, un décret instituant l’octroi d’une prime exceptionnelle au profit des personnels des structures et établissements publics, mobilisés dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Une décision dont des corps du secteur de la santé se sont dit « exclus » bien qu’ils soient mobilisés, ont-ils précisé en demandant la généralisation du paiement de la prime à l’ensemble des équipes soignantes. Au lendemain de quelques mouvements de protestations, le versement de cette prime a été élargi à d’autres catégories du même secteur, à l’exemple des sages-femmes, des psychologues, des agents de la santé publique, des laborantins, et des biologistes, selon une déclaration du ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid.
Le ministre a, par ailleurs, dans une note ministérielle adressée aux directions de santé, exigé que l’on assure un accompagnement psychologique au personnel soignant comme aux patients atteints de la Covid-19 ou mêmes suspectés d’être infectés.