Les journalistes algériens unis (JAU) organisent, vendredi et samedi prochains, deux actions de soutien et de solidarité avec Sofiane Merakchi, journaliste sous mandat de dépôt depuis le 26 septembre dernier.
Officiellement, les chefs d’inculpation seraient liés à une opération frauduleuse d’introduction de matériel. Mais, selon les JAU, «si Sofiane Merakchi est incarcéré, c’est avant tout parce qu’il est journaliste !»
Khaled Drareni, journaliste et porte-parole des JAU, estime au nom du collectif qu’il représente qu’«il faut libérer Sofiane Merakchi sans condition et cessez les intimidations à l’égard des journalistes, notamment dans leur couverture du Hirak !»
Les JAU appellent la corporation, mais aussi les citoyens, à multiplier les actions de soutien et de solidarité avec les journalistes. «C’est dans cette perspective, dira Khaled Drareni, que notre collectif appelle à deux actions complémentaires, une marche ce vendredi de Hirak, 31 janvier, à 14H, à partir du cinéma Algéria, et un sit-in samedi 1er février devant la maison de la presse Tahar-Djaout. Il ajoutera : «D’autant plus que pour dénoncer l’arbitraire, dont il fait l’objet et face à l’oubli, Sofiane Merakchi entame dès ce jeudi une grève de la faim. La solidarité de la corporation est un minimum.» Et le soutien citoyen un devoir démocratique et humaniste. Les JAU appellent les journalistes et citoyens à venir nombreux à ces deux rendez-vous.