Seize présidents de clubs de volley-ball (dames et hommes), venus de différentes régions du pays, se sont réunis avant-hier autour de la même table dans l’espoir de trouver une issue de crise vis-à-vis de la situation financière des clubs.

Une réunion qui fait suite à une autre qui a déjà eu lieu la semaine écoulée, toujours à Bordj. « Après l’intervention des différents présidents sur leurs situations financières, très critiques, et avant d’aborder la démarche à suivre, l’assemblée a décidé, à l’unanimité, de procéder à la création d’une commission composée de quatre membres pour le suivi des doléances », lit-on dans un communiqué qui nous été remis par Djamel Kherisset, coach du NRBBA.
« Ces personnes ont été désignées pour représenter le collectif des présidents des clubs de la Nationale 1 d’excellence, séniors dames et séniors hommes, auprès des différentes instances gouvernementales et sportives », selon le document.

Les revendications du collectif
Durant toute la rencontre, les présidents n’ont eu de cesse de faire savoir qu’ils maintiendront la pression pour faire aboutir leurs revendications. Entre autres, le collectif demande une quote-part du Fonds national, l’implication de Sonatrach dans le sponsoring des clubs d’excellence (des deux sexes) de volley-ball et l’utilisation des infrastructures sportives à titre gracieux. Ce collectif prévoit également une rencontre avec des délégués des différentes commissions de handball et de basket-ball en les associant pour élaborer une plateforme commune.
En marge de cette réunion, nous avons abordé M. Boudehouche, président du MB Béjaïa, qui nous dira : « Si nous, les présidents de club de différentes régions du pays, sommes réunis ici c’est que la situation est vraiment difficile. Comment voulez-vous que je puisse gérer deux clubs, dames et hommes, avec un budget dérisoire de 88 millions de centimes ? Pourtant, le MMB est le seul club algérien qui a pu décrocher la Coupe arabe au Liban en 2011 et souvent dauphin en championnat national.»
Il conclut : « Je saisis l’occasion pour lancer, à travers vous, un appel au ministre des Sports, l’ancien wali de Béjaïa, donc qui connaît bien les rouages du secteur, de prendre en considération nos revendications si on veut vraiment sauver des milliers de jeunes adeptes de la discipline. »