Plus de 700 entreprises, issues de 32 pays, sont attendues au Salon professionnel de la production agroalimentaire, Djazagro 2018, qui se tiendra à la Safex d’Alger du 9 au 12 avril prochain.

Selon Mme Olivia Milan, directrice du salon, des nouveautés seront présentées au salon concernant l’activité agroalimentaire, le conditionnement, le stockage, le secteur de la boulangerie et des pâtisseries, les produits alimentaires et les boissons, les ingrédients et les arômes et, enfin, la restauration. «C’est un créneau qui intéresse à la fois les étrangers et les Algériens», a-t-elle dit, hier, lors d’une conférence de presse animée à Alger. Ajoutant que «les exposants étrangers sont conscients de la taille et de l’importance du marché algérien dans ces domaines» et que «des ateliers et des conférences sur les thèmes liés à l’exportation, les douanes, le transport, la distribution, les partenariats et autres, sont prévus durant le salon au profit des professionnels algériens». Nabil Bey Boumezrag, de Promo-salons Algérie, a évoqué des rencontres B to B dont l’objectif est le transfert du savoir-faire. Des success stories seront également présentées durant le salon, qui est, pour rappel, organisé en partenariat avec la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (Caci). Sur un autre volet, il y a lieu de souligner que plusieurs entreprises étrangères ne vont pas prendre part au salon. Et pour cause.
Elles ne vont pas forcément voir leurs produits proposés à la vente sur le marché algérien, vu les restrictions décidées par le gouvernement sur les importations, avec plus de 900 produits interdits à l’importation. Selon Mme Milan, «certaines entreprises ne veulent pas venir, car elles ne vont pas vendre leurs produits».
Elle a ajouté que «c’est près d’une quinzaine d’exposants qui se sont rétractés». Pour elle, «cela n’influera nullement sur le salon», mais «constitue une chance pour l’entreprise algérienne pour se mettre en ordre de production». Même constat chez Nabil Bey Boumezrag, qui considère que l’activité de l’agroalimentaire «se développe rapidement en Algérie», donc «elle attire de plus en plus d’entreprises étrangères qui souhaitent nouer des partenariats avec les locaux».