Même reportée au 21 septembre prochain, la rentrée scolaire 2021/22 ne s’annonce pas de tout repos pour les autorités et les chefs d’établissements qui doivent, manifestement, se retrousser les manches pour une reprise sereine.

Par Milina K. et Nazim B.
Vaccination du personnel avant la rentrée, volume horaire à résoudre pour les enseignants et surtout protocole sanitaire à appliquer vigoureusement, autant de défis à relever pour réussir une reprise dans la sérénité.
Particulièrement en ce qui concerne l’application du protocole sanitaire, incontestablement, premier défi de la tutelle.
Sinon même l’idée de reporter la rentrée scolaire deviendrait caduque dans le cas où des carences venaient à être constatées lorsque les élèves des trois paliers pointeront devant leurs établissements.
Selon des voix syndicales, il y a «nécessité» de mettre à profit la période qui sépare la rentrée de l’administration de celle des élèves afin de réunir les meilleures conditions pour une application stricte du protocole sanitaire.
Afin de rassurer le personnel du secteur, les élèves et leurs parents, les responsables du secteur ont décidé d’une série de mesures concrètes pour réussir le défi de la rentrée scolaire et assurer un bon déroulement de l’année pédagogique.
En effet, un nouveau protocole sanitaire a été approuvé par le ministère de la Santé afin d’assurer un bon déroulement de la prochaine année scolaire reportée justement à cause de la conjoncture pandémique
Le ministère de l’Education nationale envisage de mettre, entre autres, à la disposition des écoles, des masques de protection, du gel hydro-alcoolique ainsi que des thermomètres.
Le département de Belabed a, par ailleurs, donné des directives pour la désinfection des établissements scolaires, en particulier les réserves d’eau et les moyens de transport et invité les proviseurs à veiller au respect des mesures barrières, notamment, la distanciation physique entre les élèves, ayant pour but de les protéger de tout risque d’attraper le virus.
La tutelle a, également, instruit de réquisitionner des salles pour l’isolement des élèves ou enseignants, suspectés d’avoir contracté le virus de la Covid-19.
Une mesure décriée par l’Unpef, pour qui, «un cas suspecté doit être orienté vers un établissement sanitaire et le confiner par la suite s’il s’avère positif».
Mais, en dépit des assurances de la tutelle, le partenaire social n’a pas hésité à exprimer ses craintes de voir les lacunes constatées l’année passée resurgir cette année, notamment dans les écoles primaires, gérées par les collectivités locales.
Sur un autre volet, la tutelle a arrêté un plan exceptionnel pour l’organisation des cours. Il a été décidé de reconduire le mode d’enseignement par répartition de groupes et d’augmenter, en parallèle, le volume horaire de la séance de 45 mn à une heure.
Cependant, la reconduction de ce mode d’enseignement fera, d’après des syndicats du secteur, subir une pression sur les enseignants.
Une situation qui implique l’ouverture de postes budgétaires, notamment avec la réception de nouveaux établissements scolaires. D’ailleurs, des enseignants qui figurent sur la liste d’attente du concours de recrutement des enseignants, organisé au titre de l’année scolaire 2017/18, ont protesté, hier, devant l’annexe du ministère de l’Education nationale au Ruisseau (Alger).
L’objectif consiste à demander l’affichage des postes vacants et l’ouverture de nouveaux postes budgétaires ainsi que le recrutement des enseignants mis sur les listes d’attente.
Les directeurs de collège ont demandé de réviser le plan de l’organisation des cours. Le Conseil national autonome des directeurs de l’enseignement moyen met l’accent sur le manque d’enseignants, ce qui rend difficile «l’application du plan arrêté».
Le syndicat demande ainsi le recrutement pour un meilleur encadrement pédagogique et éducatif, en exprimant leur rejet des solutions de bricolage concernant la surcharge des classes.
Outre l’organisation des cours et l’application du protocole sanitaire, la campagne de vaccination lancée dimanche au profit des travailleurs des secteurs «n’aurait pas connu un grand engouement», selon des syndicats.