Il fallait peut-être passer à autre chose dans la foulée de l’élimination dramatique qui a fait mal aux Algériens. Mais le couteau a été remué dans la plaie pendant plusieurs semaines. En plus de ce billet non-acquis pour disputer la Coupe du Monde 2022, la Fédération algérienne de football a été déboutée par la FIFA après avoir contesté la prestation (extrêmement vicieux il faut le reconnaître) de Bakary Gassama. Le comble, c’est que cet arbitre va s’en sortir sans être sanctionné malgré son œuvre désastreuse. On a donc trois défaites en une. Et cela fait mal.

Par Mohamed Touileb
Des regrets pour son sentiment et celui de millions d’Algérien d’avoir été lésés, et c’est tout. C’est le strict minimum que la FAF a obtenu de sa réclamation interjetée auprès de la FIFA qui a répondu via sa Commission d’arbitrage présidée par l’Italien Pierre Luigi Collina.
Gassama ne paiera pas…
« Nous regrettons que, selon votre appréciation, les décisions des arbitres aient pu influer négativement sur le cours de la rencontre. Nous avons pris bonne note des éléments de votre courrier et nous pouvons d’ores et déjà vous garantir que l’ensemble des incidents survenus pendant le match ont été examinés avec soin par les deux arbitres vidéo, conformément aux Lois du Jeu et au protocole d’assistance vidéo à l’arbitrage », écrivait le département de l’instance internationale à son homologue de l’Algérie.
C’était l’annonce d’une nouvelle défaite. Administrative cette fois après celle subie le 29 mars dernier au stade Mustapha-Tchaker de Blida contre les « Lions Indomptables ». En contractant la FIFA, la FAF voulait certainement que Gassama paie pour ses décisions jugées tendancieuses et préjudiciables pour ce match capital.
Mais il s’avère que le rendement du referee gambien n’a aucunement intrigué la Commission d’arbitrage de la FIFA.
Cette dernière n’a pas décelé d’anomalies fautes de preuves concrètes dans le dossier Dz qui semble trop léger même si sa « lourdeur » a été assurée par la partie plaignante. Néanmoins, il faut aussi rappeler que l’objectif derrière cette démarche était d’interpeller la FIFA sur la mauvaise qualité de l’arbitrage en Afrique.

Une voie pas si audible que souhaité
C’est ce qu’avait indiqué le sélectionneur Djamel Belmadi lors de sa sortie pour annoncer qu’il restait en à la tête des « Verts ». « Le plus important pour moi, c’est que l’on prenne en considération une bonne fois pour toutes ces demandes, ces critiques, que ça n’arrive plus jamais. D’autres sélections pensent la même chose que nous mais ne peuvent pas parler parce qu’elles sont plus exposées, plus faibles ou d’autres raisons », a estimé le driver d’ « El-Khadra ». Le sort réservé à la requête de la FAF ne peut qu’amplifier encore plus le sentiment de « hogra » comme Belmadi l’a qualifié. Nous n’en parlerons même pas du fait, qui semble inévitable, de voir Gassama officier lors du tournoi quadriennal au Qatar. La déconvenue est totale et sera difficilement digérable. n