Par Mohamed Touileb
Interviewé par «Le Parisien», Nordine Kourichi a fait une analyse instantanée de la participation en cours de l’équipe nationale dans la CAN-2021. L’ancien adjoint de Vahid Halilhodzic chez les «Verts» a essayé d’expliquer les défaillances des deux premières rencontres. En outre, il a semblé est certain de la faculté des «Fennecs» à repartir de l’avant et se qualifier pour la prochaine étape.
Comme bon nombre de personnes, l’ancien défenseur de la sélection algérienne n’a pas imaginé que «l’Algérie se retrouve avec un point en deux matchs». D’après lui, il y a eu une mauvaise approche de la compétition en plus d’avoir des Fennecs qui ne sont pas vraiment au rendez-vous. En effet, Kourichi pense que «peut-être qu’en effet on est resté trop focalisés sur notre série de 35 matchs sans défaite ou sur la victoire à la Coupe Arabe. Je pense qu’on croyait que ce 1er tour servirait juste de rodage pour les phases finales».

«Slimani a été mal-utilisé»
En outre, il juge que «beaucoup n’ont pas joué à leur niveau habituel. Mahrez, mais j’ai aussi trouvé Bennacer fatigué et Belaïli moins tranchant. Moi, j’adore Slimani, mais il a été mal-utilisé. Il est surtout dépendant des centres car il est bon de la tête. Mais s’il n’y a personne pour lui donner de bons ballons, il ne peut rien apporter».
Par ailleurs, les adversaires joués par l’EN, à savoir la Sierra Leone et la Guinée équatoriale, «ont joué avec un engagement total, en mettant du rythme et de l’agressivité. Dimanche, la Guinée équatoriale a imposé un combat physique auquel l’Algérie n’a pas pu répondre», estime-t-il. Celui qui était sur le banc d’ «El-Khadra» lors de la Coupe du Monde 2014 au Brésil rappelle que «l’Algérie, c’est de la créativité dans l’animation offensive, du jeu vers l’avant et des individualités qui portent le collectif. Mais on n’a rien vu de tout ça» non sans estimer qu’«on a manqué de justesse dans la dernière passe, le dernier geste. Après, on a eu huit occasions. Si on gagne 4-0, il n’y a pas à redire».

Plus un problème d’état d’esprit
Après deux journées, les Guerriers du Désert se retrouvent au bord du gouffre. Toutefois, Tout n’est pas perdu aux yeux de Kourichi. Pour lui, «ce groupe est expérimenté. Il a de l’assurance et saura faire abstraction de l’environnement. Il faut juste qu’il retrouve son efficacité offensive. On est certes sur le fil du rasoir. Mais l’Algérie n’a pas perdu son jeu du jour au lendemain. Je crois à un sursaut contre les Ivoiriens».
En revanche, il y a un point qui le préoccupe. C’est que «cette équipe n’a pas l’assurance qu’elle a eu en défense. Mais je ne pense pas qu’il faille tout changer. Il faut continuer à s’appuyer sur ce 4-3-3 tout en montrant d’avantage d’application». C’est ce qu’il préconise.