Il a temporisé jusqu’à la dernière minute pour la communiquer. La liste des 24 Verts concernés par la date FIFA d’octobre (05-13) a été rendue publique dimanche soir par le sélectionneur national Djamel Belmadi. Ce dernier a décidé de faire confiance en deux nouveaux éléments : le défenseur Abdel Jalil Medioub (FC Tondela/Portugal) et le milieu relayeur Mehdi Zerkane (Girondins de Bordeaux). On enregistre aussi l’absence de Benlamri, Belaïli et Slimani qui manquent de compétition.

La défense centrale est un poste charnière dans le football. Et le driver de l’EN pense déjà à la relève dans ce secteur de jeu. Sachant que Djamel Benlamri (30 ans) a dû faire l’impasse sur ce rendez-vous parce qu’il n’a plus joué depuis mars dernier et qu’il était sans club après avoir été libéré par Al-Shabab Riyad.
Belmadi a donc décidé de faire appel à un néo-Fennec Medioub (23 ans). Ce n’est pas un nom ronflant mais le premier responsable de la barre technique algérienne a décelé du potentiel chez celui qui a été formé à l’Olympique de Marseille avant de rallier le FC Grenade (Espagne) à 19 ans. En péninsule ibérique, il fera des passages au sein de Benito et Caceres. Ayant eu du mal à percer dans le haut niveau, il a décidé de signer en Géorgie avec le Dinamo Tbilissi (Géorgie).
Medioub fier et déterminé
Ses performances là-bas lui ont valu un transfert aux Girondins de Bordeaux en été 2019. Des pépins physiques l’ont empêché de s’imposer durablement avec l’effectif « pro ». Né d’un père algérien et d’une mère tunisienne il a opté pour le pays d’origine de son père. Ayant signé au FC Tondela, où il côtoie son compatriote Naoufel Khacef, il compte franchir un nouveau cap.
En tout cas, cette attention de Belmadi ne peut que lui donner un booste pour son statut. Le défenseur en est fier et conscient : « c’est un honneur pour moi d’être présent parmi les champions d’Afrique. Je ferai tout pour me montrer à la hauteur que le coach a placée en moi et durer en sélection », a-t-il indiqué au quotidien algérien « Le Buteur ».

Zerkane, un rêve qui se réalise
L’autre nouveau, Mehdi Zerkane en l’occurrence, devra se faire de la place en milieu de terrain. Issue du centre de formation de l’AS Monaco, il a un profil d’un joueur qui évolue comme sentinelle ou en piston si besoin. Touché à la cheville, il n’était pas certain d’être présent. Toutefois, si l’entraîneur d’ « El-Khadra » l’a retenu, c’est qu’il est complètement remis. Le Bordelais réalisera « un rêve de gosse » en portant la tunique Dz. « Dès l’âge de 8-9 ans, quand je voyais l’Algérie jouer, j’avais des frissons », a-t-il raconté à BeIN Sports. Désormais, son rêve sera réel même s’il craignant d’être court pour pouvoir répondre à cette convocation.
Ferhat et Benrahma de retour
Devant, en attaque, on recense le retour de Zinedine Ferhat dans les plans de Belmadi au même titre que Saïd Benrahma. Performants en clubs depuis des mois, ces deux-là auront l’opportunité de prouver lors des deux matchs de préparation contre le Nigéria, le 09 octobre en Autriche, et le Mexique, 4 jours plus tard aux Pays-Bas.
Ferhat fait un excellent début d’exercice (3 buts et 2 passes décisives en 6 rencontres) avec le Nîmes Olympique (Ligue 1 Uber Eats). Il sera logiquement présent. De son côté, Benrahma n’a pas trop joué avec Brentford (3 apparitions sur 7 possibles pour 2 réalisations) pour la séquence 2020-2021 puisqu’il est en instance de transfert. N’empêche, Belmadi s’est basé sur son excellent rendement lors de l’opus 2019-2020 et ses 17 pions et 10 offrandes en 49 matchs pour l’appeler.
Avec l’absence de Belaïli, qui manque de compétition et ne sera pas là, il pourrait honorer ses 4e et 5e sélections avec l’EN. Lui qui a vraiment eu du mal à s’y imposer après avoir connu une première il y a 5 ans déjà.
En tout cas, l’ensemble des joueurs concernés par cette trêve internationale savent que les places seront chères. Là, il y a concours de circonstances qui a permis que certains aient une oppoortunité. On pense notamment aux blessures de Boudaoui et Atal qui ont libéré des places dans l’effectif ainsi que le manque de compétition pour les Benlamri, Belaïli et Slimani. n