L’équipe est revenue de très loin pour signer une qualification quasi-improbable en quarts de finale après des débuts délicats dans la phase de poules de la Ligue des Champions CAF.

L’ES Sétif ne comptait aucune unité au compteur après deux journées dans le tournoi. Un retard à l’allumage auquel Rachid Taoussi a pu remédier. En quatre rencontres sus sa coupe, l’Entente a décroché 8 points sur 12 possibles (2 victoires et 2 nuls). Une moisson suffisante pour composter le deuxième billet dans la poule « B » avec le TP Mazembe (RD Congo).
Le président du « Wifak », Hassan Hammar, n’a pas manqué de souligner le superbe comeback des siens au sortir du duel victorieux de son club face au MC Alger (1/2) mardi au stade 5 juillet 1962.
« Nous sommes évidemment très contents de cette qualification et c’est surtout grâce à Dieu que nous l’avons réalisée. Lorsque nous étions avec 0 points, tout le monde nous avait enterrés, mais moi, je n’avais pas perdu espoir et j’étais sûr que nous allions pouvoir redresser la situation. Je l’avais dit à mes proches. Je pense que la suite m’a donné raison et j’en suis très heureux», a indiqué le patron de l’Entente. Le boss sétifien n’a, par ailleurs, pas manqué de louer le travail de l’entraîneur Rachid Taoussi qui avait remplacé Abdelhak Benchikha au pied levé le 2 juin dernier lorsque la formation des Hauts-Plateaux n’avait rien dans la musette après deux revers dans la Champions League en autant de sorties. « Il y a deux paramètres qui ont contribué à cette qualification.
Il y a l’aide de Dieu, le travail remarquable de Rachid Taoussi depuis qu’il a été installé dans ses fonctions et l’esprit du groupe de notre équipe. Taoussi a fait un grand travail en si peu de temps et il a été aidé par un très bon état d’esprit du groupe», a noté Hammar.
Le technicien marocain a, de son côté, renvoyé l’ascenseur vers son employeur. « Nous sommes revenus de très loin dans cette compétition africaine et les joueurs comme le staff technique et le président Hamar sont à féliciter pour tous les efforts fournis afin de décrocher cette qualification aux quarts de finale », a reconnu l’ex-chef de la barre technique du CR Belouizdad.
L’Entente « ne craint personne »
Après avoir réussi à assurer la présence dans le « Top 8 » continental, les coéquipiers de Abdelmoumen Djabou devront mettre les bouchées doubles pour essayer de rallier le dernier carré. Encore six potentielles rencontres à jouer pour envisager rééditer l’exploit de 2014 lorsque la troupe, qu’entraînait Kheireddine Madoui à l‘époque, avait fini championne. L’adversaire sera connu lors du tirage au sort prévu le 4 septembre prochain au siège de la CAF sis au Caire.
Hammar assure n’avoir « aucune préférence pour les quarts de finale, n’importe quel adversaire est le bienvenu. On ne craint aucun adversaire, quel que soit son nom. Ce sont plutôt les autres équipes qui ne voudraient pas nous affronter», a-t-il défié.
Parmi les éventuels obstacles il y aura Al-Ahly SC (Egypte), qui n’est pas à présenter, et les non moins prestigieux sigles du Wydad AC (Maroc) et l’Etoile Sportive du Sahel (Tunisie). Décrocher la coupe ? Pourquoi pas selon le chairman de l’Aigle Noir. « Je ne vais pas m’enflammer, le chemin est encore long et ça ne va pas être facile pour nous.
Je ne vais pas promettre la Ligue des champions. Mais je dois dire une chose : l’Entente est de retour cette saison pour gagner des titres», précise Hammar. Des prétentions que Bouguelmouna & cie devront confirmer tout au long d’un exercice 2018/2019 qui ne fait que commencer.