Par Bouzid Chalabi
A l’instar d’autres prestataires de services publics, qui ont connu une forte baisse de leur activité en raison de la pandémie de la Covid-19, les patrons d’agence de location de véhicules ont été également impactés. Pis encore, avec l’absence d’ancrage juridique relative à la spécificité de leurs prestations, ils sont retrouvés en cessation de travail. «C’est pourquoi, nous interpellons le ministère du commerce de nous venir en aide», a martelé le président du Comité national des agents de location de véhicules, Seif Eddine Benyahia, lors d’un entretien accordé par téléphone mardi dernier à la chaîne TV El Chourouk.
A cette occasion, il a tenu, par ailleurs, à faire savoir que «ce sont au total 52 000 agences qui activent dans le marché de la location de véhicules qui sont menacées de faillite suite aux problèmes qu’elles rencontrent et qui n’ont cessé, en outre, de se multiplier ces derniers mois». Abondant dans ce sens, le président du comité dénonce «la saisie de leurs véhicules pour cause d’infraction commise par le client», «ce qui démontre que notre profession n’est pas protégée juridiquement», a-t-il lâché.
Ajoutant que «toute saisie de véhicule se traduit par un lourd préjudice financier chez les agences de location créées par le biais du dispositif Ansej», précisant dans ce sillage que «35,4% d’entre elles sont dans ce cas de figure» et qui, par ailleurs, «ne se sont pas encore relevées de la suspension de leurs activités pendant toute la période de confinement décrétée par les pouvoirs publics».
Comme il a souligné que le comité a appelé le ministre du Commerce à se pencher sur la situation des agences de location dans les plus brefs délais. «En vue de sauver les agences d’une faillite imminente», a confié Benyahia. Il a enfin fait part, qu’au sein de sa corporation «on n’envisage d’organiser une journée de manifestation dans le cas où les revendications que nous avons formulées ne trouvent pas d’écho». <