Certes, ça n’a pas l’air très grave. Cependant, encore une fois, l’organisme de Youcef Atal n’a pas tenu le coup. C’est malheureusement le point noir après le match Algérie – Mauritanie gagné 4 buts à 1 par l’EN. Le Niçois, qui avait disputé toute la partie malgré une alerte, est soumis aux soins. Il devrait être opérationnel pour le choc amical face à la Tunisie vendredi prochain. Toujours est-il que le sélectionneur Djamel Belmadi a décidé de faire appel à Hocine Benayada pour pallier à un éventuel forfait de son latéral droit principal.

Par Mohamed Touileb
Le 15 mai dernier, dans une interview accordée à NiceMatin, Youcef Atal semblait plus confiant pour son physique. Il avait assuré savoir ce qu’il doit faire pour prévenir les blessures. On croyait donc que les passages à l’infirmerie vont devenir moins fréquents. Jeudi dernier, il a pu rejouer avec la sélection après 19 mois d’absence et 3 regroupements manqués. En signe de confiance absolue, Djamel Belmadi l’a aligné dès la première sortie contre la Mauritanie alors qu’il pouvait le laisser pour les deux rencontres à l’adversité plus significative face au Mali (jouées hier à l’heure où nous mettions sous presse) et celle qui opposera les Algériens aux Tunisiens dans 4 jours au stade Radès (Tunis).

Rendement rassurant mais physique inquiétant
S’il a pu aller jusqu’au bout de la partie qui a mis aux prises les « Fennecs » et les « Mourabitounes », le sociétaire du Gym a vu sa gêne à la cuisse s’accentuer après les 90 minutes passées sur la pelouse de Mustapha Tchaker. Un passage sur la table du kiné devenait obligatoire.
En précaution, il a été décidé qu’il fasse l’impasse sur l’opposition face aux Maliens et d’appeler Benayada en renfort. Ce dernier a ainsi rejoint le Centre technique national (CTN) de Sidi-Moussa samedi après-midi pour être la doublure de Mehdi Zeffane en cas de contretemps.
Sur le plan physique, Atal n’a donc pas pu rassurer Belmadi. Et ce, même si l’ancien sociétaire du Paradou AC avait insisté pour ne pas se faire remplacer jeudi dernier. Concernant son rendement, on a vu un joueur qui ne donnait pas l’impression d’avoir changé d’approche pour ce qui est de la dépense de l’effort.
Dès l’entame, il a multiplié les dédoublements et les projections vers l’avant. Répéter les courses à haute intensité n’est pas vraiment l’idéal pour un joueur en délicatesse avec son organisme.

« Tout donner sur le terrain », à quel prix ?
Le concerné a d’ailleurs reconnu par le passé que « mon jeu, ce n’est pas être dans la gestion, c’est la percussion. Tout donner sur le terrain.» Ses montées incessantes dans son couloir nécessite d’utiliser son énergie à bon escient et de ne pas pousser son corps à bout. Surtout quand c’est en amical. Autrement, les déchirures, les élongations et les claquages ne sont jamais loin. Il est clair que cette tuile pourrait inciter Belmadi à penser à revoir ses plans. Il est évident qu’il ne ne peut confier le rôle du latéral exclusivement à Atal qui ne peut, à priori, pas garantir une présence pérenne au poste. On peut rappeler qu’à la CAN-2019, il a dû stopper son tournoi net en quart de finale contre la Côte d’Ivoire. Zeffane a été dépêché en pompier. Son suppléant avait fait le boulot sans jamais pouvoir avoir le même apport que l’Aiglon. Certes, Atal est bon quand il est en forme. Mais la forme n’a pas l’air d’être son fort. Un détail à ne pas négliger.