Sur les 13 dernières apparitions avec l’équipe nationale, Riyad Mahrez a souvent laissé son empreinte. Il n’y a que 4 rencontres dans lesquelles il n’a pas pu marquer pour faire un «assist». Mieux encore, sur les 9 matchs écoulés, il a été décisif sur 8 dont 6 consécutives (6 réalisations et 2 passes D). Implacable.

Par Mohamed Touileb
La dimension qu’a prise Riyad Mahrez depuis la CAN-2019 est impressionnante. Vendredi dernier, face à la Tunisie (0-2), il a de nouveau trouvé le chemin des filets. Et devinez quoi ? C’était sur un coup franc aux abords de la surface. Aux bons souvenirs de la demi-finale de Coupe d’Afrique des nations contre le Nigéria. Sur les derniers matchs, le capitaine de l’EN est redoutable d’efficacité.
Buteur – passeur, la panoplie du crack
Il est tout le temps présent dans les moments décisifs. Au moment de se produire à Radès, Mahrez n’aavait pas encore la tête aux vacances. Même s’il a eu une saison très chargée avec Manchester City. Présent pour inscrire l’unique but de l’Algérie face au Mali le 08 juin écoulé dans un match compliqué, le capitaine de l’EN a remis ça vendredi se montrant décisif pour la 6e match de suite avec la tunique algérienne. Le bilan est implacable : 6 buts et 2 offrandes. Il n’est pas passé une sortie où le «Skyblue» ne laisse pas sa marque. Le vice-champion d’Europe, qui compte 25 passes sur le plan international (il faut le souligner), assume pleinement le brassard. Contre la meilleure équipe africaine du classement FIFA, l’ancien sociétaire de Leicester City a, comme l’ensemble de l’équipe, mis plus d’impact dans le jeu en première mi-temps.
Le record de Tasfaout
en danger ?
Pour la seconde période, il aurait pu ajouter une passe D à son actif s’il avait bien aiguillé sa passe pour Belaïli à la 65e minute. Un petit rebond a fait qu’il dévisse. Avant cela, il a, encore une fois, prouvé qu’il est clinique sur les balles arrêtées qui sont dans l’axe. Pour ça, il sait régler la mire. Et cette fois, c’est Mouez Hassan qui en a fait les frais. Une petite combinaison avec un décalage de Belaïli et une frappe à mi-hauteur que le portier des Aigles de Carthage n’a pu qu’effleurer. Tout cela paraît simple. Mais une frappe à hauteur de la hanche est quasi-imparable. Sur les trois rencontres de ce mois de juin, Mahrez en a jouées deux. Et elles étaient pleines puisqu’il a fait le job. Sans être spectaculaire. On parle d’un ailier qui a des stat’ d’attaquant. Il est le 7e meilleur buteur dans l’histoire de la sélection avec 21 pions en 64 apparitions. Sans oublier ses 25 offrandes. Il revient à 2 longueurs de Hilal Soudani (23) et 4 de Djamel Menad (25). C’est juste pour situer la performance. Avec cette cadence infernale, il pourrait même s’inviter dans le top 3 des goaleadors algériens, qu’ouvre Madjer (28 buts), et (pourquoi pas ?) déloger Abdelhafid Tasfaout (36 pions). Si Slimani (31 unités) ne le fait pas avant lui. n