L’élimination prématurée qu’a connue l’équipe nationale durant la CAN-2021 devrait inciter le sélectionneur Djamel Belmadi à apporter quelques réglages au sein de la sélection. Selon les derniers signaux, Nabil Bentaleb pourrait faire partie des renforts pour les prochaines échéances. Son retour au premier plan avec la signature au SCO Angers est un atout pour convaincre le driver de l’EN de le réintégrer pour donner plus de densité dans le cœur du jeu.

Par Mohamed Touileb
L’étiquette de «bad boy» a collé à Nabil Bentaleb ces derniers temps. Au point que certains assurent qu’il ne sera jamais de retour en sélection arguant que Belmadi l’a blacklisté. Cette lecture est complètement fausse. Le coach des « Verts » l’aurait même contacté pour lui assurer qu’il sera de retour s’il est performant. En tout cas, l’ancien sociétaire de Tottenham ne s’est pas retenu d’évoquer les « Fennecs » ainsi que sa relation avec Belmadi dans un entretien accordé à France Football. Le timing peut être un indicateur de reprise de contact entre l’entraîneur et le joueur qui a débuté lors des 3 premiers matchs sur le banc des « Verts » pour l’ancien coach d’Al-Duhail.

Les turbulences allemandes
« On a eu une conversation avant la CAN 2019, il est venu à Düsseldorf, on a pu échanger. Je devais aller à cette CAN (que l’Algérie a gagnée) mais j’ai dû me faire opérer aux adducteurs. C’était un mauvais timing. Mais Belmadi a toujours été droit, juste. Il m’a envoyé un message de soutien quand il y a eu cette histoire », a révélé Bentaleb. Comme pour assurer qu’il n’est jamais tombé des plans de Belmadi. En tout cas, sa signature au SCO Angers, avec lequel il reste sur 4 titularisations et un but inscrit vendredi contre l’Olympique Marseille (défaite 5-2), pourrait le relancer dans sa carrière internationale après un passage compliqué du côté de Schalke 04 (Bundesliga/Allemagne). Pour rappel, le 25 août 2016, le natif de Lille rejoignait le championnat allemand en provenance d’Angleterre. Après une première saison totalement réussie et conclue comme meilleur Rookie devant Ousmane Dembélé et Naby Keita, il n’a pas pu s’imposer sur la durée. Il a aussi de nombreux problèmes d’ordre disciplinaire qui ont freiné sa progression. « Franchement, je ne vais pas être objectif. Les gens qui vont lire vont se dire que je ne pense qu’à me défendre. Mais, comme je l’ai dit au coach et à la direction en arrivant ici, si j’ai peut-être eu des torts, je ne méritais pas cela. Aujourd’hui, je suis ici, et vous allez vous faire votre propre avis. Vous allez voir que je ne suis pas le fou qu’on décrit. Si un club comme Schalke se retrouve en D2, c’est qu’à un moment donné il y a eu une somme d’erreurs. On a eu cinq entraîneurs en une saison… », justifie celui qui compte 35 capes avec l’Algérie.

L’ambition pour revenir
Cette turbulence lui a coûté sa place en sélection. Sa dernière apparition avec la tunique de l’Algérie était le 16 octobre 2018 à Cotonou lors de la défaite (1-0) contre le Bénin. Avant les 62 dernières minutes avec les «Fennecs», il a connu deux capes sous les ordres de Djamel Belmadi. Il a disputé l’intégralité des rencontres contre la Gambie (1-1) à Banjul et le Bénin (2-0) au stade Mustapha Tchaker. Est-ce qu’il sera de retour en mars prochain pour la double-confrontation face au Cameroun ? La tendance est pour l’affirmative à condition qu’il enchaîne un maximum de matchs avec les Scoïstes. Le facteur expérience peut même le mettre devant Ramiz Zerrouki qui a donné l’impression d’être encore « tendre » pour les chocs en Afrique. Le potentiel de Bentaleb pourrait grandement être utile pour apprivoiser les « Lions Indomptables ». « J’ai encore des ambitions, l’amour du football. Je pense qu’à partir du moment où je vais être performant, ça va bien se passer. Je ne suis pas inquiet pour le futur », s’est projeté l’ancien pensionnaire de Tottenham. Une sérénité qui signifie probablement qu’il a eu des « garanties ». Wait & see. n