Le général à la retraite Hocine Benhadid,  mis en détention préventive à la prison d’El Harrach  depuis le 12 mai, est «  diminué » et a recours à une chaise roulante après avoir « perdu toute capacité de se tenir debout et de marcher », a indiqué à Reporters son avocat, Maître Bachir Mechri. Ce dernier dément, à l’occasion, les rumeurs ayant circulé dans la matinée faisant état de la mort de Benhadid, emprisonné pour une tribune qu’il avait publié sur El Watan.

L’état de santé critique qui met sa vie en danger n’a toutefois pas eu raison des positions du général en retraite et de sa vision de sortie de crise, qu’il avait fait connaître dans la même tribune. C’est en tous les cas ce que tient à préciser Maître Mechri. Ce dernier  tient à souligner que « Benhadid est convaincu que la solution à la crise actuelle est politique » et que l’application unique de la solution constitutionnelle « ressuscitera le régime de Bouteflika qui a placé ses tentacules dans tous les endroits et dans toutes les institutions ». Hocine Benhadid reste donc fidèle à la thèse qu’il avait développée dans sa lettre à Gaïd Salah, publiée le 25 avril dernier. « Le cantonnement dans une solution exclusivement constitutionnelle ne peut que prolonger la survie politique d’un système honni par toute une nation… La solution politique sera annonciatrice de la stabilité politique qui ouvrirait les portes du pouvoir et de la gouvernance à toutes les bonnes volontés », avait alors écrit le général en retraite. Pour rappel, Me Mechri a accusé le magistrat du Tribunal de Sidi M’hamed d’avoir  constaté de visu que « Benhadid  était malade sans que cela ne l’empêche de le placer sous mandat de dépôt »