Contrairement à ce que nous annoncions dans notre dernière édition, l’avant-projet de loi de finances prévoit un déficit budgétaire important et non un excédent pour la première fois depuis plusieurs années. Nous n’avons pas tenu compte par omission des dépenses d’équipement. Mea culpa pour nos lecteurs. En fait, les dépenses budgétaires (dépenses de fonctionnement et d’équipement) se situent à 8 113 milliards de dinars, tandis que les recettes fiscales globales (ordinaires et pétrolières) sont estimées à 5328 milliards de dinars, soit un déficit budgétaire record de 2700 milliards de dinars. Ce qui conduira probablement pour le financer à un endettement du Trésor ou à l’utilisation des reliquats des crédits budgétaires ou l’argent des fonds publics dits CAS non utilisés à fin 2020 ou pour le réduire à un glissement du dinar. Ce déficit budgétaire importé est projeté en dépit de plus d’une dizaine d’augmentations de taxes et de l’institution de plusieurs nouvelles taxes. C’est que les recettes fiscales pétrolières sont en berne. Elles sont estimées à 1900 milliards de dinars en raison de la chute des prix du pétrole. Les ressources ordinaires dépassent de loin les recettes fiscales pétrolières avec 3408 milliards de dinars en 2021 (estimations). L’objectif du gouvernement avec un budget d’équipement assez conséquent est de parvenir à relancer la croissance économique. Ce qui veut dire que le secteur privé n’a pas encore pris le relais et que le gouvernement peine à mobiliser des ressources financières hors budget de l’Etat pour financer le redémarrage de l’économie. K. R.