Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a répondu avec les chiffres à ceux qui ont œuvré à empêcher les Algériens de profiter des spectacles et festivités, en affirmant que plus de 700 000 spectateurs ont assisté aux différents festivals et activités culturelles organisés depuis le début de l’été à travers le territoire national.

Répondant à une question de l’APS, lors d’une conférence de presse qu’il a animée, dimanche dernier, à la Maison de la culture de Guelma en marge d’une visite de travail et d’inspection dans la wilaya, le ministre a estimé que le public qui assistera aux différentes activités artistiques peut dépasser, fin août, 1 000 000 de spectateurs. Pour rappel, dès le début de la saison estivale, après les appels au boycott d’événements festifs largement diffusés sur les réseaux sociaux et l’annulation de spectacles à Ouargla, Béjaïa, Oued Souf, ainsi que les tentatives d’obstruction des festivités, à travers notamment l’organisation de prières de rue à Sidi Bel Abbès, le ministre de la Culture avait réagi en mettant en garde les instigateurs de ces mouvements en affirmant que l’Etat ne laissera pas faire. Tout en rappelant que la culture est un droit constitutionnel, il a averti que «l’Etat ne permettra pas une désertification culturelle et artistique en Algérie». Dans le même sillage, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) Abdelmadjid Sidi Saïd, est également monté au créneau dans une déclaration publiée dimanche dernier dans les colonnes de notre confère l’Expression, où il a déclaré que «nous n’allons pas abandonner le terrain à des extrémistes qui empêchent les Algériens de faire la fête, d’assister à des galas, de vivre…», ajoutant que «c’est notre devoir de réagir à chaque fois que nous sentons une quelconque menace sur la quiétude et la stabilité sociale. Les Algériens ont payé le prix fort pour arracher cette stabilité, on doit la préserver». Cette déclaration du secrétaire général de l’UGTA a été faite dans le contexte de l’organisation d’une série de galas en partenariat avec l’Onda, qui a débuté jeudi dernier, à l’esplanade du siège de l’Ugta à la place du 1er Mai, à Alger, et se poursuivra jusqu’au 30 août prochain. «Cette initiative sera dupliquée à travers le territoire national. Et appelée à durer toute l’année. A chaque annulation de gala, nous répondrons par l’organisation de dix autres galas», a affirmé le premier responsable de la Centrale syndicale. Dans le même esprit, le ministre de la Culture a aussi affirmé, lors de la conférence à Guelma, que plus de six cents rencontres artistiques locales ont été organisées durant les cinq dernières semaines à travers le territoire national ainsi que cinquante grands spectacles dans le cadre de la caravane initiée en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, en mettant en exergue «l’affluence, sans précédent dans les villes de l’intérieur du pays, avec parfois de 12 000 à 15 000 spectateurs ».  Précisant à ce sujet que cette caravane, encadrée par l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (Onda), a visité jusqu’à présent quarante wilayas et a connu «un large succès», grâce à «l’adhésion des représentants de la société civile dans toutes les régions, notamment celles qui n’ont pas connu des activités culturelles similaires depuis cinquante ans». Le ministre de la Culture, qui a donné le coup d’envoi officiel, dans la soirée de dimanche dernier, de la 11e édition du Festival national de la musique actuelle, au théâtre romain de la ville de Guelma, a aussi mis en exergue que les grands festivals, dont celui de Djemila, à Sétif, et celui de Timgad, à Batna, ont connu une affluence sans précédent et ont été marqués par une forte participation des artistes algériens.