Par Milina Kouaci
L’opération de correction des copies des candidats aux épreuves du baccalauréat 2021 a été clôturée, lundi, dans toutes les filières, à l’exception de celles des sciences expérimentales qui sera achevée à son tour au plus tard aujourd’hui, fait savoir Mustapha Kassad, porte-parole de la Coordination des enseignants contractuels. Cependant, la recrudescence du nombre de contaminations à la Covid-19 n’a pas épargné les enseignants, mobilisés pour la correction des épreuves du bac. Des cas de coronavirus ont été découverts parmi le personnel enseignant, sans que la tutelle ne fasse appel à d’autres correcteurs pour remplacer ceux testés positif au coronavirus.
«Dans le centre où j’étais mobilisé, des cas de coronavirus ont été découverts parmi le personnel enseignant dès les trois premiers jours de la correction. Ils ont été renvoyés chez eux», relate M. Kassad, qui indique que la charge de travail s’est répercutée sur ceux qui étaient en bonne santé. «Depuis toujours, lorsqu’une absence est enregistrée parmi les enseignants correcteurs, ceux présents se partagent le paquet de copies destiné à celui qui ne se présente pas.»
De son côté, le secrétaire général du Satef, Boualem Amoura, avait exprimé des craintes de voir repousser la date de proclamation des résultats du Bac en raison de l’exemption des enseignants infectés de la correction. «Beaucoup d’enseignants ont été renvoyés chez eux pour empêcher la propagation de l’épidémie dans le milieu scolaire», dit M. Amoura. Il explique que des cas de coronavirus ont été recensés dans plusieurs centres de correction du territoire national. Des enseignants de mathématiques, physique et science sont atteints de la Covid-19», ajoute M. Amoura, qui prévoit que la date de proclamation des résultats du baccalauréat sera repoussée à une date ultérieure. Une préoccupation que ne ressent pas le porte-parole de la Coordination des enseignants contractuels. «Nous avons terminé la correction dans les délais. Et les résultats seront proclamés entre les 18 et 20 du mois courant», indique M. Kassas. Il y a lieu de rappeler que des syndicats ont relevé des «défaillances et des lacunes» dans les centres de correction comme le manque d’hygiène et d’eau. <