Après une entame de semaine marquée par une forte baisse, le marché pétrolier évoluait dans une tendance haussière
Privé de ses soutiens de la semaine dernière, à savoir l’ouragan Delta dans le Golfe du Mexique et une grève en Norvège-, l’or noir a pu néanmoins rebondir, même si, en guise de renfort de l’offre, la reprise de la production est en train de passer en mode accélération. En fin d’après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord s’échangeait à 42,30 dollars sur le marché londonien, en hausse de 1,39% par rapport à la veille. A New York, l’américain West Texas Intermediate (WTI) gagnait 1,95 %, s’affichant à 40,20 dollars. La semaine écoulée, les deux références avaient engrangé près de 10% de gains.
Le passage sans dommage important de l’ouragan Delta sur les installations pétrolières du Golfe du Mexique ainsi que la fin de la grève dans le secteur pétrolier en Norvège font revenir quelque 2 millions de barils par jour.
La reprise de la production en Libye menace également les cours du brut, après l’annonce dimanche par la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) de la levée de l’état de force majeure permettant la reprise de la production pétrolière à al-Charara, un important champ pétrolier, après plus de neuf mois d’arrêt. Le pays, qui dispose des réserves les plus abondantes d’Afrique, est déchiré par un long conflit entre pouvoirs rivaux, le GNA d’un côté, et de l’autre, le maréchal Khalifa Haftar qui règne sur l’Est et une partie du Sud, notamment dans les zones où se trouvent les principales installations pétrolières.
Le rebond des cours d’hier intervenait alors que l’AIE et l’Opep rendaient publics leurs rapports qui confirmaient la baisse de la demande mondiale d’or noir en 2020. Pour l’AIE, il faudrait s’attendre à un recul de 8% sur registre, alors que l’Organisation maintient ses prévisions à -9,5 millions de barils par jour.F. N.