Youcef Atal manquera officiellement le prochain stage
de l’équipe nationale. Avec l’EN, il n’a plus joué depuis
le match « aller » au Botswana le 18 novembre 2019.
Cette « constance » dans l’absence pourrait inciter le sélectionneur Djamel Belmadi à trouver un arrière-droit
qui présente plus de garanties. Surtout à l’approche
des éliminatoires de la Coupe du Monde 2022.

« Youcef a ressenti une gêne à l’entraînement sur un faux mouvement. Il ne s’agit pas d’une rechute de sa lésion aux ischios. Les examens médicaux réalisés ont décelé une lésion de grade 2 aux adducteurs. Il sera out trois à quatre semaines », Adrian Ursea, son entraîneur au Gym, s’est voulu rassurant. Mais l’inquiétude autour de l’état physique de l’Algérien ne peut plus être cachée.
Statut de titulaire fébrile
La récurrence de ses blessures est devenue telle une seconde nature. Un joueur trop fragile a priori dont le corps ne peut plus se conformer à l’exigence athlétique du haut niveau. Les passages à l’infirmerie sont de plus en plus nombreux. Le latéral droit donne l’impression d’y passer plus de temps que sur les pelouses. Surtout depuis sa lésion méniscale en décembre 2019 qui lui a valu un passage sur le billard et une longue période de convalescence. Avant de la contracter, il avait fait une dernière apparition avec l’équipe nationale à Gaborone pour le déplacement chez le Botswana. C’était la dernière fois qu’il portait les couleurs de l’EN. En effet, lors des matchs amicaux d’octobre 2020, il était blessé. Quant à ceux de novembre 2020, il avait contracté le Coronavirus. Ce qui l’avait empêché de rejoindre ses compatriotes pour le stage. Pour le mois de mars, il ne sera pas là aussi en raison de son nouveau souci aux adducteurs. L’indisponibilité répétitive de l’ancien sociétaire du Paradou AC ne peut que le rétrograder dans la hiérarchie chez les Fennecs. D’ailleurs, Mohamed Réda Helaïmia semble prendre de la place aux yeux de Belmadi. Ce dernier ne peut pas compter sur un élément qui ne lui donne pas la certitude d’être compétitif sur la durée. Pour rappel, blessé lors de la CAN-2019 en quarts contre la Côte d’Ivoire, il avait provoqué une détresse. Heureusement que Mehdi Zeffane a pu tenir son rang.

49 matchs manqués avec l’OGC Nice, la stat’ qui fâche
Depuis qu’il a rejoint l’équipe niçoise, Atal a manqué un total de 47 rencontres (49 si on y ajoute celles à venir sur sa nouvelle période de blessure). Il aura été blessé pendant 337 jours. Et quand on jette un coup d’œil aux antécédents lors de son passage au KV Courtrai (Belgique), on voit que les soucis avec le corps n’ont pas commencé en France. A bientôt 25 ans, Atal est, peut-être, en train de payer les carences de sa formation et des bases athlétiques médiocres en Algérie.
Aussi, son hygiène de vie doit, inévitablement, être modifiée pour espérer qu’il devienne plus constant dans la répétition des efforts et franchir de nouveaux paliers en carrière. Pour quelqu’un qui était annoncé sur les tablettes de l’Atlético Madrid et Chelsea, le dossier médical peut porter préjudice.