La liste des 25 Algériens retenus pour la double-confrontation contre le Niger (08 et 12 octobre) a été rendue publique, hier, par le sélectionneur Djamel Belmadi. La grosse surprise était l’absence d’Andy Delort. Pourtant, l’attaquant est performant en Ligue 1 UberEats (France). Et ça lui a valu d’être fraîchement élu joueur du mois à l’OGC Nice qu’il a rejoint tout récemment. La décision du coach de l’EN est, pour le moins, inattendue et difficilement explicable sur le plan technique… quand on ne connaît pas le passif de mars.

Par Mohamed Touileb
Son absence a éclipsé les retours d’Atal, Medioub, Far-s, et Ounas. Delort est un absent de marque parmi les convoqués. Surtout quand on sait qu’il est l’un des Verts les plus constants et performants depuis un long moment en club. Certes, il n’a jamais pu transposer ses performances chez l’équipe nationale. C’est en partie dû au fait qu’il n’ait pas jamais eu d’opportunités réelles.
Techniquement sélectionnable
Au total, le nouveau sociétaire du «Gym» compte 11 capes avec l’Algérie dont 4 titularisations seulement. Et il ne pourra pas faire une douzième apparition pour le mois de mars contre le Niger. Pourtant, cette date semblait propice pour qu’il marque des points et vienne bousculer la hiérarchie établie par Belmadi avec le tandem Bounedjah-Slimani qui a les faveurs du driver.
Il faut reconnaître que Delort était parfaitement sélectionnable compte tenu de ses performances en club. En outre, il y a le petit souci physique de Slimani qui a été touché à la cuisse avec l’Olympique Lyonnais. Blessure, à priori, sans véritable gravité. Ce dernier devrait pouvoir tenir sa place. Au même titre que Bounedjah qui retrouve sa verve depuis le début du championnat qatari.
Niveau statistiques, l’ex-Montpelliérain est déjà à 4 buts et 2 passes décisives en 7 apparitions en Ligue 1 UberEats. Malgré cela, Belmadi n’a pas jugé utile de l’appeler comme il s’était passé de ses services lors du match contre le Burkina Faso (1-1) à Marrakech. A ce moment déjà, l’intrigue s’est posée. Quelques semaines après, il n’est même pas convoqué pour le stage.
La genèse du «désamour»
Tous ces éléments nous renvoient inévitablement au mois de mars, quand un Vert «anonyme» n’avait pas fait assez d’efforts pour rejoindre la sélection. «Slimani est dans un grand club avec un président fort, et le fait qu’il harcèle sa direction pour aller jouer en Zambie, je n’ai pas mieux comme exemple ! Ce n’est pas le cas d’autres joueurs qui n’ont pas la même envie, cela ne m’a pas plu», avait tempêté le premier responsable de la barre technique des Champions d’Afrique.
Ce pavé dans la marre a éclaboussé deux noms, Delort et Ferhat. Les deux internationaux ont été rappelés par la suite. On croyait alors que cet épisode avait été rangé définitivement. Cependant, ça n’en a pas franchement l’air. L’attitude est -manifestement- restée en travers de la gorge de Belmadi. On ne peut pas penser autrement tant Delort est dans une forme étincelante qui ne pouvait laisser présager ce scénario.