Les résidents ont décidé de boycotter, encore une fois, l’examen d’études médicales spécialisées (DEMS) en gynéco-obstétrique prévu pour aujourd’hui. Les futurs gynécologues sont appelés à réaffirmer leur soutien aux autres spécialités qui ont déjà boycotté cette session de rattrapage programmée entre le 18 mars et le 12 avril.

Les résidents de 67 spécialités médicales ont répondu à l’appel de Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) pour boycotter l’examen de fin de cursus. Le 2 avril, ce sont les résidents en DEMS pharmacognosie qui ont boycotté leur examen à Annaba. Ils étaient précédés par les spécialités de chirurgie maxillo-faciale, médecine légale, infectiologie et neurochirurgie. Cette action, qui rapproche de jour en jour les résidents d’une année blanche, ne fait pas peur aux grévistes. Lors du point de presse organisé vendredi dernier à Alger, le porte-parole de Camra, Mohamed Taïleb, a expliqué que les résidents de dernière année ont terminé leurs études et cet examen sert à obtenir juste le diplôme. « Notre système est basé sur des objectifs pédagogiques », a-t-il expliqué, en ajoutant qu’« on ne peut pas décréter une année blanche ».
Ainsi les résidents maintiennent le boycott des examens tout comme ils ont réaffirmé le maintien de la grève illimitée jusqu’à satisfaction de leurs revendications. Ils insistent sur l’abrogation de l’obligation de service civil et la dispense du service militaire comme tous les jeunes Algériens. Ces deux principales revendications n’ont pas été satisfaites lors de la dernière rencontre avec le ministre de la Santé. « Hasbelloui a fait des efforts », selon les délégués Camra, qui ont exprimé leur « optimisme après la rencontre de dimanche », mais « ses propositions restent insuffisantes notamment avec l’absence du ministère de la Défense nationale et celui de l’Enseignement supérieur », expliquent-t-ils. Les résultats de la rencontre ont été soumis au vote par les résidents à travers les facultés de médecine. La majorité a exprimé sa « déception » par rapport au compte-rendu de la tutelle. Plusieurs points sont à revoir, comme le statut particulier, le logement, la prime d’installation et le congé maternité. De son côté, le ministre a invité les résidents publiquement à une nouvelle rencontre, mais ces derniers ont affirmé qu’ils n’ont pas reçu d’invitation officielle de la part de premier responsable de secteur. « On est ouvert au dialogue », ont-ils encore affirmé.