Parmi les secteurs inscrits à l’ordre du jour du dernier Conseil des ministres tenu dimanche, celui de l’Industrie occupait une place importante. Ceci d’autant que cette réunion aura été l’occasion pour le ministre de la tutelle d’exposer, enfin, les cahiers des charges relatifs aux branches automobile et électroménager.
Ce qui permet aux opérateurs concernés d’espérer des lendemains meilleurs que cette situation de statu quo qu’ils vivent depuis plusieurs mois, après avoir été forcés à la rupture avec leurs activités pour différentes raisons, dont la principale réside dans l’échec du process d’industrialisation qui a servi de référence à ces deux branches particulièrement.
Mais bien plus que les opérateurs en arrêt d’activité, pour raison d’échec en premier lieu, ce sont surtout les investisseurs locaux potentiels dans l’automobile et l’électroménager qui sont à l’affût de la moindre information en provenance des pouvoirs publics sur les détails précis contenus dans les nouveaux textes.
Certes, les grandes lignes ont été déjà rendues publiques par le premier responsable du secteur et rappelées tellement de fois qu’elles ont fini par être apprises par cœur par tous ceux qui suivent les sorties publiques de Ferhat Aït Ali Braham. Tout le monde aura, en effet, compris, qu’aussi bien pour l’automobile que pour l’électroménager, l’Etat mise sur une relance industrielle qui ne pourrait avoir lieu que si une intégration locale est assumée dès l’entame des projets. Loin des promesses à répétition faites par les propriétaires des quelques usines ayant tourné par la seule bénédiction des kits SKD-CKD, sur fond d’importation déguisée que soutenait sans compter le régime préférentiel et autres extras accordés par le pouvoir en place.
Cependant, derrière les grandes lignes des cahiers des charges se cachent toujours une multitude de détails qui tardent à être libérés, expliqués et explicités, de sorte à offrir la visibilité nécessaire aux investisseurs intéressés. Attendons donc.