Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad était hier à Tipasa pour une opération de reboisement. Sans doute que la gravité du sinistre enregistré la semaine écoulée dans ce massif forestier a été tellement importante que le chef de l’Exécutif a accompli un déplacement dans cette région à la valeur écologique incontestable.

Toutefois, on est autorisé à considérer cette sortie comme une initiative fortement politique et dans un but destiné à rassurer l’opinion sur le fonctionnement politique et institutionnel du pays.
L’absence prolongée du premier magistrat du pays, les interrogations qui l’accompagnent et surtout les inquiétudes nées de son séjour médical en Allemagne obligent vraisemblablement M. Djerad à multiplier ce genre de sorties et les accompagner de déclarations sur l’action de son gouvernement.
Comme nous l’avons constaté, hier, quand il a abordé la crise sanitaire et ses implications ainsi que des dossiers intéressants les Algériens, à l’image des feux de forêt et le déroulement de l’année scolaire sur lesquels il a délivré plus d’un message.
En attendant, bien entendu, de voir comment évoluera «l’affaire» liée aux feux de forêt dans son chapitre «justice», l’on peut considérer que ces propos sont de nature à nourrir le débat politique tout en suggérant que l’exécutif est au charbon. A l’évidence et en plus de son obligation d’assumer sa charge de Premier ministre, M. Djerad assume également l’exercice du pouvoir en absence du président de la République.
Avant-hier (vendredi), M. Tebboune a reçu dans son lieu d’hospitalisation en Allemagne, une lettre de la part de la chancelière allemande, Mme Angela Merkel, dans laquelle elle s’est réjoui qu’il se soit remis de son infection au coronavirus et lui a exprimé ses vœux de courage dans cette phase de convalescence qu’il traverse.
«Mes meilleurs vœux de force et de courage vous accompagnent pour la suite de votre convalescence», a écrit la chancelière allemande dans sa lettre à l’adresse de M. Tebboune.
La semaine dernière, précisément le dimanche 15 novembre, la présidence de la République a rendu public un communiqué sur le séjour médical du président Tebboune en Allemagne, dans lequel il a été indiqué que le premier magistrat du pays «a achevé le protocole de soin» qui lui a été prescrit et qu’il «subit actuellement les examens médicaux post-protocole».
«En application des instructions du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, concernant l’information de l’opinion publique sur l’évolution de son état de santé, le staff médical l’accompagnant assure que Monsieur le Président a achevé le protocole de soins prescrit et subit actuellement les examens médicaux post-protocole», a précisé le communiqué de la Présidence.
Une semaine plu tôt, le Président Tebboune était «en passe d’achever son traitement» et que «son état de santé s’améliore», a rassuré la même source.
Auparavant, le 28 octobre, la présidence avait fait état du transfert du président Tebboune vers un établissement hospitalier allemand «pour des examens médicaux approfondis sur recommandation du staff médical».
Le transfert du président Tebboune vers un hôpital allemand intervenait après que la communication officielle a annoncé, d’abord, le 24 octobre, qu’il observe «un confinement volontaire» de 5 jours sur recommandation du staff médical de la Présidence après avoir constaté que plusieurs cadres supérieurs de la Présidence de la République et du Gouvernement présentent des symptômes de contamination au nouveau coronavirus, et, ensuite, son admission, le 27 octobre, dans une unité de soins spécialisés de l’hôpital militaire d’Ain Naadja.
La présidence avait assuré que «son état de santé est stable et n’inspire aucune inquiétude».
Deux jours après la célébration du 1er novembre et la tenue du référendum, la présidence a informé que M. Tebboune «continue de recevoir un traitement dans un hôpital allemand spécialisé après avoir contracté la Covid-19», soulignant que le staff médical assure qu’il «réagit au traitement» et que son état de santé «s’améliore progressivement conformément au protocole sanitaire». <