Les Algériens ont accueilli avec un grand soulagement les nouveaux dispositifs du confinement annoncés dimanche dernier. C’est un fait indéniable, et la meilleure preuve est ce qui s’est passé dès le lendemain. Les cafés et les restaurants ont été quasiment envahis. Les gérants de ces établissements sont évidemment les premiers satisfaits du mini-dégel qui n’aura que trop duré, et pour eux et pour leurs clients.
L’allégement des conditions du confinement partiel qui touche 19 wilayas prouve avant tout que la situation sanitaire en Algérie s’est beaucoup améliorée. D’ailleurs le jour même, soit dimanche, le bilan quotidien sur la propagation de la pandémie donnait un chiffre inférieur à 200 pour les cas confirmés de contamination. C’est bien loin de la barre des 1000 cas qui a été dépassée, à plusieurs reprises, en novembre dernier.
Toutefois, ce n’est pas tout à fait le retour à la normale. Il s’agit juste d’un déconfinement partiel. La Covid-19 sévit toujours en Algérie (8 décès enregistrés lors des dernières 48 heures), et la sortie de crise n’est pas pour bientôt. La lenteur avec laquelle se déroule la campagne de vaccination en est un indice. Egalement, il ne faut pas oublier ce qui se passe sous d’autres cieux.
Si, en Algérie, la tendance est à l’élimination progressive des mesures de restrictions, d’autres pays optent pour une politique inverse. Ainsi, l’Allemagne vient de prolonger le confinement jusqu’au 7 mars prochain. De son côté, le Brésil, qui a enregistré, avant-hier, 736 morts en 24 heures, vient d’annuler son fameux carnaval annuel. Une décision, de par l’importance de l’événement, qui donne une idée sur la gravité de la situation sanitaire au pays de la samba. Pour être édifié encore plus sur ce qui se passe « ailleurs », il suffit de mentionner que dorénavant les Autrichiens sont obligés de présenter un PCR négatif datant de moins de 48h pour aller chez le coiffeur.
A tout cela, il est nécessaire de rappeler que l’Algérie est menacée par la Covid-19 mais aussi par ses variants dont la virulence reste encore inconnue.