Par YAZID MILOUDI
A suivre la présentation, dimanche dernier, du Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, des prévisions de clôture de l’exercice 2021, le constat est clair, le gouvernement est plus que satisfait des résultats obtenus. Les chiffres avancés donnent une image bien lointaine de celle « affichée» par la crise multiforme que le pays vit actuellement.
Ainsi, tout semble être au beau fixe. Le repère étant toujours et encore les hydrocarbures, les prévisions sont plus que satisfaisantes. Les chiffres sont là. Les exportations des hydrocarbures devraient atteindre 32,4 milliards (mds) dollars fin 2021, soit une hausse de 12,3 mds dollars par rapport à l’année 2020 (+62%). Evidemment c’est surtout grâce aux cours du baril sur le marché pétrolier (une augmentation de 55,4%) et également à la hausse des exportations (+11,7%).
A voir de près les exportations hors hydrocarbures, la situation est également à mettre dans la case « satisfaction». De 1,9 mds de dollars en 2020, il est prévu environ 5 mds de dollars pour cette année. Une augmentation de 161,8%.
Bien d’autres chiffres, toujours dans le même sens, ont été donnés par le Premier ministre. Reste maintenant à voir les résultats tangibles sur le terrain. Le citoyen lambda attend encore de récolter les dividendes de toutes ces augmentations dans les « recettes», mais qu’il subi dans le sens inverse. D’ailleurs le gouvernement se retrouve, avec ces prévisions, dans une position loin d’être reluisante. Avec autant d’argent récolté, comment expliquer la dégringolade du pouvoir d’achat des Algériens ? Comment éteindre un front social en ébullition ? Et bien d’autres questions auxquelles l’Exécutif va devoir trouver des réponses et surtout des solutions.
Et ce n’est pas ce qui s’est passé dernièrement avec les catastrophes engendrées par les inondations que la confiance va être rétablie. Les dommages enregistrés dans toutes les régions où la pluie est tombée demeurent incompréhensibles devant les discours optimistes des responsables. La gestion n’est pas une question de recettes.