Pour le premier jour de l’année 2018, les automobilistes algériens se sont réveillés sur des prix de carburants en hausse. Un scénario qu’ils connaissent déjà pour l’avoir vécu le premier janvier 2017.

Et comme pour la première expérience du genre, les augmentations affichées à partir d’hier dans les stations de services n’ont eu aucun effet de surprise, sachant qu’elles avaient été déjà annoncées quelques mois auparavant par le projet de loi de finances et adoptées, sans surprise non plus, par les deux chambres du Parlement.
Cela étant, si les rappels réguliers des mesures introduites par la LF 2018, qui ont occupé ces derniers temps les menus des médias, ont fait que les Algériens se sont habitués à la nouvelle envolée des prix de l’essence et du gasoil bien avant l’entrée en vigueur de la nouvelle tarification, le risque de la surprise n’est pas pour autant encore totalement écarté et les conséquences des nouvelles taxes appliquées aux prix des carburants pourraient se décliner en multiples dommages collatéraux qui viendraient peser d’un énième fardeau supplémentaire sur le pouvoir d’achat du citoyen.
La démonstration a déjà été faite, l’année dernière, lorsque la flambée des prix des carburants avait mis le feu à ceux de nombreux produits de consommation et autres services, entraînant encore plus le pouvoir d’achat dans la spirale infernale de l’inflation qui réduit en cendres toute velléité de dignité sociale. Les pouvoirs publics avaient pourtant préalablement tenté d’assurer, sans néanmoins rassurer, que ce type de situation ne pouvait se produire, faisant valoir l’argument des aides apportées à certains secteurs, dont principalement celui de l’agriculture, comme si ce secteur était l’unique à fonctionner aux carburants.
Dans une attitude mécanique qui fait usage de copier-coller sans conviction aucune, les mêmes pouvoirs publics se sont mis à ressortir leur discours de la veille de 2017. Entre-temps, des prix s’apprêtent à prendre la destination hausse, à l’instar de ceux des transports.