Depuis de nombreuses années, la rentrée sociale en Algérie est présentée comme inquiétante. Les appréhensions sont toujours palpables, davantage chez les familles qu’au niveau des responsables. Quoi qu’il en soit, celle de 2021 aura sa spécificité. Ce sera la seconde de l’ère Covid-19, mais elle est d’ores et déjà bien différente. Cette nouvelle étape de l’année traîne déjà un énorme cumul de problèmes, dont de nombreux ont émergé l’été dernier.
Concernant les effets de la pandémie, il y a encore, et toujours, cette insupportable sensation d’être cloîtré à l’intérieur du pays. Même s’il y a eu une certaine ouverture ces derniers jours, aller sous d’autres cieux reste toujours quasiment inabordable pour les citoyens. Peu de vols, trop chers, sans oublier toutes les tracasseries en relation avec les contraintes imposées au niveau de la PAF. A cela s’ajoute le confinement partiel dont les répercussions sociales vont, sans aucun doute, perdurer encore longtemps.
Septembre est, également, synonyme de rentrée des classes, et les craintes sont déjà nombreuses. Pas uniquement sur les procédures annoncées pour la vaccination anti-Covid-19 des enseignants et du personnel des établissements scolaires. Une opération qui a déjà commencé, mais qui ne risque pas de susciter beaucoup de remous par rapport à l’autre « étape », celle concernant les élèves. La vaccination programmée de ces derniers ne va, sans aucun doute, pas se dérouler sans bruit.
En plus de ces opérations, la rentrée scolaire risque tout simplement d’être perturbée par les pénuries d’eau. Un problème que la quasi- majorité des Algériens vit depuis le début de l’été et qui perdure encore. De nombreux établissements scolaires auront à subir ce déficit d’eau, dont les répercussions s’annoncent d’ores et déjà inquiétantes. Cette situation a totalement noirci l’été des Algériens et sa persistance ne risque pas d’atténuer la tension bien perceptible chez la population.
A tout cela, il ne faut pas oublier ceux qui n’auront pas à « vivre » la rentrée. La crise économique qui frappe de plein fouet les Algériens a fait perdre beaucoup d’emplois et les solutions tardent à « surgir ».
Mais comment essayer de voir plus clair dans la situation actuelle, quand, dans près d’une semaine du mois de septembre, le problème du manque de pain ordinaire persiste encore !