PAR MILINA KOUACI
Les écoles devraient rouvrir dimanche prochain après une suspension des cours, depuis le 19 janvier, en raison de la propagation de coronavirus dans le milieu scolaire. Bien que le nombre de contaminations soit en baisse depuis près d’une semaine, la décision de reprise ou de prolongation de la suspension dépend du Comité scientifique de suivi de l’évolution de coronavirus. Au cours de la première semaine de suspension, le ministère a lancé une quatrième campagne de vaccination en faveur du personnel de l’Education nationale. Bien que les syndicats autonomes parlent d’une faible adhésion, le ministère via son Inspecteur central, Boualem Benlaouer, a relevé une progression dans l’adhésion à la vaccination.
Le président de l’Organisation nationale des parents d’élèves Ali Benzina a déjà mis en garde des conséquences «du relâchement et de la non-application du protocole sanitaire dans le milieu scolaire. «Bien que le bilan quotidien démontre que les cas de contaminations sont en baisse, il est du ressort du Comité scientifique, après concertation avec les hautes autorités, de s’exprimer sur la reprise ou non des cours», selon Ali Benzina. C’est l’autorité sanitaire et le Comité scientifique qui disposent des informations détaillées sur l’étendue de la propagation de la Covid-19 et de la situation épidémique du pays, a-t-il précisé. «La fermeture des écoles a été décidée pour casser la chaîne de transmission. Aucune autre partie n’est en mesure de se prononcer sur la reprise ou non des cours».
Dans un autre contexte, notre interlocuteur a exprimé «son anxiété» par rapport au «retard» accusé dans l’application du programme scolaire. «Nous avons un retard de plus d’un mois et non de quelques jours, comme le prétendent certains syndicats enseignants du secteur», s’écrie M. Benzina. Pour rattraper les cours perdus, le président de l’ONPE estime qu’il est nécessaire de sauter les examens du deuxième trimestre et d’organiser l’année scolaire en deux trimestres uniquement. Une proposition soulevée, également, par des acteurs sociaux qui n’écartent pas la possibilité de réduire les vacances de printemps d’une semaine pour avancer dans le programme scolaire. Le taux d’avancement varie, selon le Satef, entre 30 et 35 %.
Des élèves toujours privés de bulletins
Sur un autre volet, Ali Benzina indique qu’un nombre conséquent d’élèves est toujours privé des bulletins scolaires, suite au boycott de la remise des notes par le personnel affilié au Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste). « Dans toutes les écoles du territoire national, nous avons des classes où on n’a pas pu établir les bulletins de notes des élèves. L’état psychologique des élèves est négativement impacté. Il en est de même pour les parents qui n’ont pas pu évaluer le rendement de leurs enfants», dit-il. Pour lui, il est inacceptable de tolérer cette situation et d’organiser un 2e trimestre sans que les élèves n’obtiennent les relevés de notes du premier trimestre. <