L’année 2018 a été marquée par l’enfermement en France de 45.000 personnes étrangères, dont 3.640 Algériens, y compris les plus vulnérables, en centres de rétention administrative (CRA), a indiqué l’APS en citant un rapport élaboré par plusieurs associations. Chacune de ces personnes est entrée dans un centre de rétention entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2018, pour n’en ressortir qu’à quarante-cinq jours plus tard, libre, assignée à résidence, hospitalisée ou éloignée de force, précise le rapport, soulignant qu’à compter du 1er janvier 2019, cette privation de liberté? pourra durer jusqu’à 90 jours, en raison d’une nouvelle loi. Les ressortissants des principales nationalités enfermées en rétention ont parfois de fortes attaches avec la France, indique-t-on, comme les anciens mineurs pris en charge par l’aide sociale à l’enfance, les conjoints de Français ou parents d’enfants français, les anciens étudiants, les personnes avec de nombreuses attaches familiales en France ou les personnes en France depuis de nombreuses années. Hormis les Algériens, dont le taux représente 14,6 % des rétentions (24.912 en métropole), figurent entre autres des Marocains, Tunisiens, Albanais, Afghans, Irakiens, Soudanais, Égyptiens, Maliens et Ivoiriens. Parmi, les demandeurs d’asile, le rapport indique que sur les 3456, il y a eu 117 Algériens, soit un taux 3,4 %.