Les deux départements du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale et celui de la Solidarité sociale cherchent à promouvoir l’emploi des femmes mais sans que celles-ci aient besoin d’aller dans un bureau ainsi que la promotion et l’autonomisation de la femme.
Présidant une journée d’étude sous le thème « la promotion des droits professionnels de la femme travailleuse, encourager le travail à distance », le chef de Cabinet du ministère du Travail, Nacerddine Bougarra, a indiqué que « dans le cadre d’un vaste plan de réformes économiques et sociales, son département tente d’encourager l’emploi des femmes, soumises à plusieurs restrictions, notamment celles qui habitent dans des coins reculés », soulignant que « l’Etat algérien a renforcé à travers la révision de certains textes et la promulgation d’autres la participation de la gent féminine à la vie économique ».
Selon lui, cette attention a permis à l’Algérienne une amélioration de sa condition, que ce soit dans la famille, la société et surtout sur le lieu de travail. D’ailleurs, il citera les plans de développement en général et économique en particulier qui « ont offert à la femme des opportunités d’emploi dans différents secteurs notamment le secteur public, en ce sens que sa présence a enregistré une nette avancée dans le marché de travail ».
Lui succédant, le chef de Cabinet du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mohamed Sidi Moussa, a indiqué que « l’objectif de cette journée est la promotion de l’entreprenariat féminin et la sensibilisation à l’échelle nationale de toutes les femmes à aller vers l’entreprenariat », en estimant que « la femme aujourd’hui jouit de tous les droits qui lui permettent de conquérir le monde des affaires et de l’entreprenariat, tout en les appelant à conquérir le marché du travail et des affaires».
Concernant la femme rurale, il a estimé que « la femme rurale aujourd’hui est sortie de l’oubli grâce au programme ministériel, tout en indiquant que c’est tout un dossier qui est consacré à cette catégorie au sein du ministère de la Solidarité nationale, qui a adopté une stratégie pour encourager ces femmes en les aidant à aller vers l’entreprenariat, notamment dans l’artisanat, l’agriculture ».
D’autre part, le responsable du département du ministère du Travail a indiqué que « seulement 19% des femmes algériennes ont accès au travail, sachant que 65% des diplômés de l’enseignement supérieur sont des femmes, déplorant qu’un grand pourcentage d’entre elles, après leurs études, disparaissent de la vie active ».
Cela dit, il dira que pour l’année 2019, les mécanismes et dispositifs d’aide
« ont contribué à la création de postes d’emploi dans plusieurs agences, dont le dispositif de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) dont 17% des femmes en sont bénéficiaires, ainsi que le Fonds de développement rural et la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac), dont 15 259 femmes bénéficiaires. Par ailleurs, il indiquera que « les femmes algériennes sont un réservoir de compétences dans tous les domaines dans lesquels le gouvernement a investi beaucoup au cours de cette année dans le cadre de son recrutement ».