Les produits algériens continuent de s’imposer sur le marché qatari boycotté par ses voisins du Golfe depuis quelques mois. Après les légumes frais, les yaourts, c’est le tour du fruit sauvage «la truffe», connue localement sous le nom tarfas, de marquer son arrivée sur les espaces commerciaux du Qatar. Selon le journal Gulf Times, la chaîne Omani Market commence à recevoir des cargaisons de truffes algériennes qui sont déjà exposées sur le marché central d’Abou Hamour.

 

Une première vente aux enchères a eu lieu récemment pour 15 boîtes de ces truffes, a rapporté la même source, citant le quotidien local arabe Arrayah. Le processus d’importation et de vente du produit a été suivi de près par le ministère quatari de la Municipalité et de l’Environnement et le ministère de l’Économie et du Commerce afin de contrôler à la fois la qualité et les prix de ce produit. «Les détaillants ont déclaré que les prix de la marchandise sont relativement élevés. Ils expliquent cela par le fait que c’est le début de la saison et que les truffes sont très demandées par les Qataris, qui désirent acheter ces produits même si leurs prix sont plus élevés, précise le quotidien. Une boîte de 4 kg de truffes algériennes de première qualité était vendue entre 1 000 et 1 600 Riyals Qataris (QR), tandis que d’autres variétés coûtaient entre 600 et 1 200 QR la boîte.
Les détaillants ont déclaré que les prix devraient «chuter considérablement» d’ici la mi-janvier, car plus de 150 boîtes de truffes devraient arriver quotidiennement au marché par avion. En outre, les truffes turques et iraniennes sont attendues sur le marché à partir de février, ont-ils ajouté. Les magasins de détail sur le marché vendent actuellement des truffes à 350/400 QR/kg pour la qualité supérieure et 200-250 QR/kg pour d’autres types, ajoute le quotidien. Les négociateurs du marché ont déclaré que la truffe est un produit saisonnier et que la municipalité leur a attribué des débouchés temporaires pour la vente de ce produit. En ce qui concerne la disponibilité des truffes du Qatar, les détaillants ont déclaré qu’il est peu probable que cela se produise cette saison «en raison d’un retard des précipitations dans les zones désertiques locales». Un client familier avec le produit a affirmé que certains Qataris entreprendraient des voyages dans le désert pour chercher des truffes sauvages car la marchandise était disponible en bon nombre là-bas. Notons que depuis le début de l’embargo imposé par ses voisins du Golfe, le Qatar s’est tourné vers l’Iran, la Turquie et l’Algérie pour approvisionner ses marchés en produits et en services ainsi que pour faire de nouvelles alliances politiques et économiques.