Le P-DG de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, semble agir sur plusieurs fronts : exploration, exploitation et amélioration des conditions sociales des travailleurs.

En effet, dans sa volonté d’améliorer la situation sociale des employés de la compagnie, il vient de signer avec le Syndicat national de l’entreprise et la Mutuelle de l’industrie du pétrole (MIP) un nouvel avenant à la convention de 1998, portant sur la pension complémentaire de retraite (PCR).
L’avenant permettra le retour à un paiement régulier des revenus (RCR), la prise en charge des 9000 nouveaux dossiers en souffrance depuis 2015, le paiement des dus antérieurs (différents rappels et régularisations), ainsi que d’assurer la pérennité du Fonds à l’horizon de 2030. Un comité de suivi a été mis en place par la direction générale de Sonatrach, en concertation avec le syndicat national, pour veiller à l’application de toutes les dispositions de l’avenant. Ce comité est composé des représentants de la direction générale de Sonatrach, du syndicat national et de la MIP. Il s’agit clairement de voler au secours du Fonds de revenu complémentaire de retraite de la compagnie nationale, en mauvaise situation financière après les départs massifs en retraite (avant 60 ans), enregistrés durant les exercices 2015 et 2016. Le Fonds a effectivement connu «des perturbations» qui ont impacté «sévèrement sa trésorerie». Depuis 2014, les engagements du Fonds ne pouvaient plus être honorés par les mécanismes en vigueur. Il aura fallu que Sonatrach y apporte son aide, un sujet sur lequel elle communique. Elle écrit d’ailleurs dans un communiqué rendu public que face à la situation de cessation de paiements qui s’installait, une première solution avait été immédiatement trouvée. Elle consiste en l’augmentation des cotisations des salariés et de la contribution de l’employeur. Mais cela s’est avéré insuffisant, le déficit continuant à persister. Aussi, une deuxième mesure a-t-elle été mise en œuvre en 2015, elle concerne la révision du taux généré par année de cotisation validée (de 1% à 0,625% par an) de la pension complémentaire de retraite. Cependant, les deux solutions n’ont pas permis d’aboutir à l’équilibre financier escompté. Que de temps et d’énergie perdus ! C’est de là en fait qu’est venue l’idée de l’avenant. Soucieux de préserver les acquis des salariés et des retraités et éviter la situation de faillite évidente et imminente du Fonds, Sonatrach et le syndicat de l’entreprise ont engagé des actions afin de permettre le sauvetage du fonds et d’en assurer la pérennité. Ces actions ont été couronnées par une prise de décision salvatrice (la signature de l’avenant), dont l’effort consenti, pour assurer l’équilibre du fonds et absorber les déficits cumulés, sera supporté par la Sonatrach à hauteur de 75%, et de 25% par le syndicat national sur le fonds des œuvres sociales relatif à la PCR et consacré exclusivement aux retraités de Sonatrach. Cette mesure a été adoptée par l’ensemble des délégués (représentants des travailleurs de Sonatrach SPA) présents au congrès du renouvellement du syndicat national de Sonatrach, tenu le 23 février 2018 à Oran, non pas par simple obligation contractuelle, mais par engagement moral et responsabilité sociétale. Plaidant pour une stabilité pérenne, les employés de Sonatrach soulignent souvent les acquis déjà obtenus sous la direction de Ould Kaddour, dont le plus récent est lié à la signature d’un protocole d’accord relatif à la prise en charge médicale du personnel de la compagnie, des retraités et des ayants droit. L’accord en question porte en effet sur la création d’un fonds pour la prise en charge à hauteur de 80% des frais d’hospitalisation et différentes interventions chirurgicales des employés de Sonatrach, des retraités et des ayants droit au sein des cliniques privées nationales.