Afaf Aniba animera, aujourd’hui, de 14h à 16h au niveau du Cabinet HDN –Human Development Network (Cité 360 logements, Bt E, Local n° 627, Ben Aknoun, Alger), une vente-dédicace de l’ouvrage qu’elle a traduit vers l’arabe, intitulé «L’Orient vu par l’Occident et d’autres causes», paru aux éditions Saïhi.

L’ouvrage, «L’Orient vu par l’Occident et d’autres causes», est un recueil de textes, traduits de l’anglais et du français vers l’arabe par Afaf Aniba, et signés par de grands noms comme Noam Chomsky, Bernard Lewis, Karen Armstrong, John L. Esposito, John F. Kennedy, etc. Pour la traductrice, «cette compilation de textes a vu le jour à partir de 2006 à travers des textes que je traduisais au choix dans la colonne ‘Natharat Mouchrika’ que j’écrivais régulièrement pour le compte de l’hebdomadaire Al-Bassair, porte-parole médiatique de l’association des Oulémas musulmans algériens. J’ai par la suite traduit des textes à dessein pour enrichir la collection de texte, donnant le tout à Mohamed Oulmi Saihi pour une première lecture et une correction, il m’a vivement recommandé de les rassembler dans un livre». Ce que l’auteur a entrepris de réaliser et ainsi, «L’Orient vu par l’Occident et d’autres causes», organisé autour de témoignages et d’analyses, a vu le jour en mars 2016. En outre, le thème principal des textes compilé est «une ébauche d’un dialogue de civilisation», car il est apparu à la traductrice, au fur et à mesure de ses lectures, «une volonté évidente à aller vers un dialogue au lieu d’un clash de civilisation comme le prône certains de part et d’autres des rives». Dans ce sens du «dialogue», elle nous citera certains textes de l’ouvrage, comme «Crimes impardonnables» de Milton Viorst, «Fiasco» de Thomas E. Ricks, «Résurrection de l’Occident» de Samuel Huntington, «Au-delà de la menace verte» de John L. Esposito. Pour Afaf Aniba, ces écrits donnent un aperçu de la manière dont «l’autre voit l’Orient Musulman». «La seule issue envisagée au chaos est le dialogue, nous ne pouvons comme l’a si bien dit Jeremy Rifkin continuer à nous ignorer et à regarder de haut l’autre», souligne-t-elle. La traductrice estime qu’il est important d’enclencher le dialogue, «un dialogue constructif» et fédérateur autour de thèmes rassembleurs parce que «nous avons un patrimoine de valeur à partager et à développer». Selon elle, «à une ère où les nationalismes sont exacerbés, où l’extrémisme en tout genre sévit, il serait salutaire d’évoquer cette vérité ô combien évidente : Nous sommes une seule humanité (verset 13, Sourate Les appartements ‘Nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand Connaisseur’)». Enfin, il est à souligner que Afaf Aniba est écrivain «libre penseur et traductrice amatrice». Elle compte à son actif plusieurs publications en arabe et en français. Elle est l’auteure de l’ouvrage en arabe «Percée de lumière, préoccupation d’une femme musulmane» (éditions Samar, 2006, Alger, Algérie), d’un recueil de nouvelles en français intitulé «La Dame d’Ibiza» (éditions Inlibroveritas, 2008, Paris, France), et du roman «Et la vie continue à Sarajevo…» (éditions Inlibroveritas, 2010). Afaf Aniba a fondé en octobre 2011 le site internet www.natharatmouchrika.net.