En cas de reprise des différents championnats, il faudra du temps pour que les joueurs puissent retrouver du rythme. Sans entraînements collectifs depuis mars dernier, ils essayent de se maintenir athlétiquement en suivant des programmes individuels. Toutefois, s’ils seront amenés à finir l’exercice, les footballeurs vont devoir enchaîner à un rythme d’un match toutes les 72 heures. C’est pourquoi la FIFA pense à faire passer le nombre des changements à 5 plutôt que 3 actuellement afin qu’ils puissent souffler.


Préoccupée par une éventuelle cadence infernale susceptible de malmener les organismes des acteurs de la balle ronde, l’instance international réfléchit sérieusement à changer l’approche réglementaire et à ajuster certaines lois pour qu’elles soient en adéquation avec le contexte sportif-sanitaire actuel. Ainsi, et selon la très sérieuse chaîne Sky Sports News, « la FIFA réfléchit actuellement à une grande nouveauté pour les matches de football post-coronavirus. Au vu du calendrier intense qui s’annonce à la reprise, l’instance aurait proposé de faire passer les changements à cinq par rencontre, plutôt que trois.» Toutefois, cette démarche doit être avalisée par l’International Board (IFAB), qui régit les lois du jeu du sport roi. De cette façon, la structure chargée de gérer le foot planétaire vise à « protéger les joueurs, dont les organismes risquent d’être mis à rude épreuve, une nouvelle règle serait à l’étude.» Par ailleurs, le média télévisuel britannique détaille que « la FIFA a en effet proposé d’autoriser les équipes à effectuer jusqu’à cinq remplacements par match » et « dans le but de perdre le moins de temps possible, les entraîneurs disposeraient de trois créneaux (en plus de celui de la mi-temps) pour les effectuer. De quoi éviter des arrêts de jeu interminables.»

« La sécurité des joueurs » en priorité
Argument de cette mesure ? Pour la FIFA, « la sécurité des joueurs est l’une des principales priorités de la FIFA », comme l’a indiqué un porte-parole de l’institution sise à Zurich (Suisse). Beaucoup de fédérations essayent de mener à terme l’exercice footballistique. Et ce, malgré la propagation de la pandémie du COVID-19 dans les quatre coins du monde. Et pour que cela soit possible, les organes dirigeants locaux du spot à onze prônent de caser les journées restantes à jouer dans des intervalles assez serrés.
A partir de là, il y a une sérieuse préoccupation. La crainte est que « la fréquence des matchs, plus élevée que la normale, peut augmenter le risque de blessures (…) En cas de prolongations, il y aurait la possibilité d’un remplacement supplémentaire », ajoute une source de la FIFA. Cette dernière idée avait été évoquée avant même que le coronavirus ne vienne provoquer le désordre dans le football-circus.
Par conséquent, « Si cette mesure venait à être autorisée, elle s’appliquerait pour la fin de cette saison ainsi que la suivante. Et bien évidemment pour les matches gérés par la FIFA : ceux des sélections nationales. Selon Sky Sports, l’Euro 2020, organisé par l’UEFA et reporté à juin 2021, est également concerné », précise-t-on. Grosso modo, cette pandémie est en train de changer le visage de la discipline économiquement, athlétiquement mais aussi réglementairement.