Obligé de passer par les barrages suite à sa défaite à domicile contre la Serbie (1-2), le Portugal se réveille avec la gueule de bois… «Honte mondiale». Record résumait le sentiment général au Portugal hier matin. Les champions d’Europe 2016, battus ce dimanche soir au Estadio da Luz au bout du suspens par la Serbie (1-2), ont laissé passer l’occasion de se qualifier directement pour le Mondial 2022 au Qatar. Cristiano Ronaldo et ses partenaires devront donc, encore une fois, passer par la case barrages en mars prochain pour participer à la prochaine Coupe du Monde. Pourtant, tout avait bien commencé avec l’ouverture du score rapide du Lillois Renato Sanches (2e). Mais peu avant la pause, une faute de main de Rui Patricio permettait aux Serbes d’égaliser. Puis, en toute fin de match, Aleksandr Mitrovic, oublié au deuxième poteau sur corner, offrait les trois points de la victoire et la qualification directes aux siens. «Une éclipse totale», relate O Jogo.

«Misérable»
«Une douche froide» pour le Diario de Noticias, une désillusion pour le Jornal de Noticias. A Bola est beaucoup plus offensif : «misérable, la sélection avait tout en main pour se qualifier directement et a tout raté. Les play-offs sont une punition plus que méritée». Un homme est évidemment pointé du doigt, le sélectionneur Fernando Santos. Sifflé à l’issue de la rencontre, le technicien, qui a opéré des changements très (trop ?) défensifs, a également vu le public portugais lui agiter des mouchoirs blancs. Lassés de voir leur équipe pratiquer un football minimaliste au regard du vivier à disposition, les supporters réclament du changement. L’Ingénieur, lui, reste droit dans ses bottes. À la question «Comment le Portugal, avec autant de talents, joue aussi peu ?» en conférence de presse d’après-match, il s’est contenté d’un «que voulez-vous que je réponde à cela ?» avant d’ajouter : «c’est ma responsabilité, mais j’ai toute capacité à emmener le Portugal au Qatar. Le Portugal sera au Qatar». Un optimisme qui tranchait avec la déception dans le reste du pays hier… n