De nombreuses sélections africaines vont devoir se passer de leurs joueurs évoluant à l’étranger. En effet, les clubs de ces derniers envisagent, en raison des craintes liées à la pandémie du Coronavirus, d’activer la dérogation de la FIFA pour ne pas libérer leurs employés pour la date FIFA de mars. Ces défections fausseraient la campagne qualificative pour la CAN-2022 au Cameroun dans ces deux dernières journées. La Confédération africaine de football (CAF) pourrait, tout simplement, décider d’ajourner les deux derniers rounds. Problème : le calendrier est serré.

L’indicateur est celui des Fennecs. Bon noombre d’entre eux n’auraient pas l’autorisation de leurs équipes pour rejoindre le prochain stage de la sélection prévu à partir du 22 du mois en cours . Manchester City aurait déjà posé son véto pour empêcher Mahrez de venir jouer avec les Verts contre la Zambie (25 mars) et le Botswana 4 jours plus tard.
La donne est la même du côté du championnat Français. Le FC Metz, où évoluent Farid Boulaya et Alexandre Oukidja, a été clair sur ce point. L’entraîneur Frédéric Antonetti a déclaré : « j’ai une dizaine de joueurs sélectionnables dont 8 titulaires.
Je ne suis pas maso ! Je ne peux tout simplement pas m’en priver pour les 2 matches à Monaco.» Tendance similaire à l’Olympique lyonnais, pour lequel jouent Djamel Benlamri et Islam Slimani, qui compte empêcher les internationaux de bouger en mars. Surtout que les Gones jouent les premiers rôles.

Notice de mars 2020 toujours effective
Les nouvelles restrictions sanitaires obligent toute personne qui rentre dans le territoire à se mettre en isolement pour une durée allant de 5 à 14 jours selon le pays. Cela impliquerait de se passer des services des footballeurs ayant joué avec leurs sélections. Vous comprendrez donc que d’autres joueurs sont concernés par cette mesure à un moment où la recrudescence du Coronavirus en Europe ne s’estompe pas. Ce qui accentue les craintes.
C’est pour cela que la FIFA a décidé, en mars 2020 après l’apparition de la COVID-19, de laisser la balle dans le camp des clubs et des footballeurs pour décider si oui ou non ils veulent prendre le risque de répondre favorablement aux convocations.
« Au vu de la situation actuelle concernant le Coronavirus, le Bureau du Conseil de la FIFA a décidé que les règles générales de football qui obligent normalement les clubs à libérer les joueurs pour les matches des équipes nationales ne s’appliqueront pas pour les prochaines fenêtres internationales en mars/avril », avait indiqué l’instance internationale.

L’intégrité sportive faussée, campagne chamboulée
Cette notice est toujours effective car la donne sanitaire n’a pas franchement changé depuis. On rappellera même que la date FIFA de mars 2020 avait été tout bonnement annulée. Aussi La structure footballistique suprême avait dit comprendre que « la tenue de ces matches dans les circonstances actuelles pourrait non seulement présenter des risques potentiels pour la santé des joueurs (et du grand public), mais aussi, très probablement, compromettre l’intégrité sportive de ces matches dans la mesure où certaines équipes pourraient être privées de leurs meilleurs éléments tandis que d’autres ne le seraient pas.»
Clairement, se passer des sélectionnés qui jouent dans le Vieux-Continent signifie se produire sans les meilleurs éléments et avec une force amoindrie. Pour des sélections qui sont toujours en lice pour arracher un ticket pour la prochaine messe africaine, le préjudice est avéré. Heureusement, pour les « El-Khadra », le sésame pour le tournoi phare en Afrique a déjà été validé.
Les Fédérations, dont les sélections sont toujours en course pour valider une des 24 places dans la compétition, pourraient, elles aussi, contracter un report de la date des éliminatoires.
Une requête qui sera difficile à accepter sachant que les éliminatoires de la Coupe du Monde 2022 au Qatar commenceront en juin prochain et qu’il n’y a pas de dates pour les matchs amicaux jusqu’en novembre 2021. C’est pour dire que la marge de manœuvre est inexistante.