Cette fois ça comptera. Après les deux joutes amicales d’octobre contre le Nigéria (victoire 1-0) et le Mexique (2-2), l’équipe nationale renoue avec les matchs officiels et les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2022. Au menu, une double-confrontation face au Zimbabwe.
L’« acte I » est prévu ce soir (20h) au stade 5 juillet 1962 (Alger). Avec un effectif décimé, le sélectionneur Djamel Belmadi essayera de mener ses poulains vers un nouveau succès afin de sécuriser la première place de la poule « H » et faire un grand pas vers la qualification sachant le périlleux déplacement prévu, dans la foulée, à Harare où les Fennecs se produiront dans 4 jours.

Après 11 mois d’arrêt, les « Verts » s’étaient retrouvés le mois dernier en Autriche puis au Pays-Bas. On a pu voir qu’ils n’ont rien perdu de leur talent. Riyad Mahrez et ses coéquipiers ont pu préserver la série d’invincibilité de 20 rencontres en battant les Nigérians et accrochant, en infériorité numérique, les Mexicains. Comme à chaque fois, les « Fennecs » étrenneront leur statut de Champions d’Afrique et d’invincibles. Ils sont, de facto, une équipe à battre aux yeux de leurs adversaires. D’ailleurs, le coach adverse, le Croate Zdravko Logarusic, a récemment déclaré qu’« il ne fait aucun doute que la sélection algérienne soit une bonne équipe.
Ils sont d’ailleurs champions d’Afrique en titre ». Pour lui, il est « évident que les affronter ne sera pas chose facile. Cela dit, nous ne devons pas les craindre pour autant. » Le ton est donné.

Incertitudes derrière
Se payer le scalpe du roi du continent est un luxe. C’est pour dire que les « Warriors » se donneront à 100% pour essayer de surprendre les poulains de Belmadi. Ce dernier pourrait se passer de Djamel Benlamri, touché à la cheville, pour la confrontation de ce soir et le laisser pour le match « retour » en terre zimbabwéenne lundi prochain. C’est pour cela qu’il a été décidé d’appeler Abdelkader Bedrane en renfort. Le sociétaire de l’ES Tunis est à court de compétition car le championnat n’a pas encore repris. C’est le cas aussi de Houcine Benyada venu palier la défection de Youcef Atal contaminé à la COVID-19. Les éventuels suppléants ne sont donc pas tout à fait compétitifs. Ceci pourrait impacter sur le rendement collectif si jamais les deux joueurs en question sont dans le onze de départ. En plus des incertitudes dans l’axe et le flanc droit, Ramy Bensebaïni, qui évolue en latéral gauche d’habitude, n’est pas assuré de pouvoir débuter car il souffre d’un léger pépin physique. Pour ne rien arranger, Mohamed Fares, son suppléant hiérarchique, n’a pas pu rejoindre le Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa. Le nouveau pensionnaire de la Lazio Rome n’a pas été autorisé à quitter le territoire italien pour des restrictions liées à la COVID-19.

Assurances devant
Toutes ces données font que ce test sera un match piège par excellence. Et ce, même si « El-Khadra » présente des certitudes offensives avec les Mahrez (bien que peu inspiré ces derniers temps), Benrahma, Bounedjah, Delort, Feghouli. Pour l’anecdote, les Dz ont marqué au moins une fois lors des 20 dernières sorties. Et quand ils trouvent la faille, ils sont à un pourcentage de victoires estimé à 80%. Loin d’être négligeable et, quelque part, rassurant. Dans le milieu de terrain, le driver de l’EN pourra compter sur l’excellent Ismaël Bennacer époustouflant avec le Milan AC depuis le début de la saison. En revanche, son acolyte de toujours, Adlène Guedioura en l’occurrence, manquera cette première rencontre en raison de son expulsion face au Mexique. Mehdi Abeid devrait palier cette absence. In fine, on rappellera qu’après les deux premières journées de la campagne qualificative, l’Algérie domine le quartet « H » avec 6 unités devant le Zimbabwe (4 points) alors que le Botswana pointe à la 3e place et la Zambie ferme la marche avec un zéro pointé.
Sur le plan comptable, les « Guerriers du Désert » sont devant une belle occasion pour creuser l’écart à l’issue des matchs de novembre et poinçonner le sésame pour le Cameroun.