Peut-on déjà se projeter au mois de novembre 2021, date des rencontres barrages pour valider définitivement un ticket en Coupe du Monde 2022 au Qatar ? Logiquement, la réponse devrait être affirmative. Et ce à la lecture des adversaires dont ont hérité les « Verts », à savoir le Burkina Faso et le Niger outre Djibouti, mais aussi de leur nouveau statut de champions d’Afrique qu’ils devront assumer. Ainsi, terminer leaders du groupe « A » et arracher le ticket pour la dernière étape avant le Mondial qatari ne serait pas un exploit mais un prolongement logique.

L’enthousiasme de Djamel Belmadi, contrairement à celui de la rue, était mesuré. Pour le sélectionneur de l’équipe nationale, importante reste l’humilité. « Chaque match sera évidemment une bataille. C’est une qualification en Coupe du monde qui est au bout. On fait preuve d’optimisme et on va déployer toutes nos forces et tout notre savoir-faire pour prétendre être premier de ce groupe avant de passer à la phase de barrages. Et comme je l’ai souvent dit, et je le répète, tout le monde est averti, le chemin est long et compliqué. Chaque match aura sa vérité, son histoire. Et chaque match sera préparé de la manière la plus minutieuse possible», a-t-il lâché. Parmi le quartet, il y aura le Burkina Faso, ultime adversaire de l’Algérie avant de se qualifier au rendez-vous planétaire de 2014 qu’avait abrité le Brésil. Pour beaucoup, les « Etalons » ne sont plus ce qu’ils étaient à l’époque. Surtout qu’ils n’étaient pas de la partie lors de la CAN-2019 au pays des Pharaons que les « Fennecs » ont décrochée. Le driver de l’EN le reconnaît : « c’est vrai que l’équipe du Burkina Faso était absente lors de la dernière CAN 2019 en Egypte.»
Equipe à battre
Néanmoins, le successeur de Rabah Madjer précisera que « pour avoir parlé à Kaboré, le capitaine de cette équipe, que j’ai rencontré à Marseille, il m’expliquait que la sélection a été malchanceuse en tombant dans un mauvais groupe où ils n’ont pas réussi à passer de justesse» non sans juger que «ce sera le plus gros morceau, issu du chapeau 2. Ensuite, il y a le Niger et Djibouti, deux équipes sur lesquelles je n’ai pas d’informations précises.».
Pour les deux derniers écueils, le piège sera là puisque les «Verts» vont probablement jouer contre des blocs très bas. Les Nigériens et les Djiboutiens ne risquent pas d’ouvrir le jeu. Ce qui devrait rendre la mission de marquer très compliquée. Ces deux duels risquent, par conséquent, d’être délicats tant le point du nul aura le goût de victoires pour ce tandem. Face à la ex-Haute-Volta, Riyad Mahrez & cie auront certainement plus d’espaces et un match plus « ouvert ».
Tout est dans l’entame
Vraisemblablement, le ticket pour la double-confrontation ultime sera prisé par les Dz et les Burkinabés. Avec un avantage pour «El-Khadra» compte-tenu des dernières sorties abouties réussies par Belaïli et ses compatriotes. On parle d’une sélection invaincue depuis 18 rencontres et qui a battu tous ses adversaires lors de la dernière compétition continentale. Le Sénégal, par deux fois, la Côte d’Ivoire et le Nigéria sont passés à la trappe. Un parcours qui ne peut que placer les Algériens comme ultra-favori pour trôner sur la poule « A ». Et il faudra gérer cet aspect. Le plus important sera de bien lancer la campagne afin de ne pas se retrouver dos au mur ou contraint de courir derrière le « pass » car les choses peuvent aller très vite. Faire le plein à domicile est indiscutable tout en essayant de soigner le goal-average pour éviter les calculs d’épicier dans un football où les mauvaises surprises ne sont jamais loin. n